mardi 7 mars 2006
Des dizaines de milliers de manifestants contre le CPE
PARIS (Reuters) - Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à travers la France pour exiger le retrait du contrat première embauche (CPE) défendu avec vigueur par le Premier ministre, Dominique de Villepin.
Les syndicats anti-CPE, qui ont prédit un "printemps chaud" en cas d'obstination du gouvernement, espéraient rassembler au moins 500.000 manifestants dans les rues, objectif supérieur à la précédente mobilisation nationale du 7 février.
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Plus de 160 manifestations étaient prévues à Paris et en province. Certaines se sont déroulées dans la matinée et d'autres se formaient en début d'après-midi autour d'un unique mot d'ordre: "Retrait du CPE".
Ce nouveau contrat de travail réservé aux moins de 26 ans est assorti d'une période d'essai de deux ans durant laquelle l'employeur peut licencier le salarié sans justifier du motif.
A Paris, la manifestation a débuté avec retard place de la République. Un cortège imposant était emmené par des centaines de jeunes ayant pris place devant les dirigeants syndicaux.
A Marseille, plus de 100.000 personnes, selon les organisateurs, environ 12.000, d'après la police, ont défilé entre le Vieux-Port et la place Castellane.
Plusieurs milliers de lycéens ont symboliquement pris place en tête de cortège, qui s'est étiré sur 2,5 km derrière une banderole qualifiant le CPE de "contrat pour esclaves".
Les étudiants ont suivi avec une banderole marquée "CPE = chômage, précarité, exclusion". Les salariés du secteur public ont ensuite fourni le gros des forces.
A Toulon, près de 10.000 personnes, selon les organisateurs, 4.000, d'après la police, ont également manifesté.
A Rennes, entre 11.000 manifestants, selon la police, 20.000, selon les organisateurs, ont arpenté les rues de la cité bretonne sous une pluie battante.
A l'issue du défilé, plusieurs centaines d'entre eux ont envahi les voies de la gare SNCF, paralysant brièvement le trafic. Ils ont été délogés par les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène.
"EJECTABLES ET CORVEABLES A MERCI"
A Toulouse, plus de 20.000 personnes, selon la police, près de 50.000, selon les organisateurs, ont défilé.
En tête du cortège, une cinquantaine de collégiens brandissaient dans la bonne humeur une banderole blanche sur laquelle était écrit en grosses lettres noires: "Qui sème la misère récolte la colère".
D'autres banderoles fustigeaient le CEP avec des slogans comme "CEP = jeunes éjectables et corvéables à merci".
D'autres manifestations en région Midi-Pyrénées et Languedoc-Rousillon ont rassemblé à Albi (Tarn) 3.200 personnes, selon la police, et plus de 5.000, selon les organisateurs, et à Perpignan plus de 2.000 personnes, selon la police, et près de 3.000, selon les organisateurs.
A Bordeaux, environ 16.000 personnes, selon la police, 50.000, selon les organisateurs, ont défilé derrière une banderole "la jeunesse contre le contrat première embauche".
Là aussi, lycéens et étudiants avaient pris place en tête de cortège, scandant "à bas, à bas, à bas le CPE !", "Villepin t'es foutu, la jeunesse est dans la rue".
De nombreux salariés de la fonction publique, dont beaucoup d'enseignants, étaient présents dans la manifestation.
En Normandie, ce sont plus de 20.000 personnes qui ont participé à une vingtaine de manifestations, selon la police, dont environ 5.000 qui ont défilé à Rouen sous une pluie glaciale.
Dans l'Est, environ 3.500 personnes, dont une moitié de lycéens, ont défilé à Strasbourg contre le CPE, soit deux fois plus que la première manifestation organisée le 7 février.
Une banderole intersyndicale demandant le "retrait du CPE" ouvrait la marche.
"CPE = Contrat première emmerde", proclamait une autre banderole portée par de jeunes manifestants.
Les manifestants étaient 1.500 à Mulhouse, 3.000 à Metz et environ 4.500 à Nancy.
"La vie, c’est comme la mer, elle ne porte que ceux qui remuent."
HERVÉ BAZIN
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Indochine
"Le grand secret"
Paroles et Musique: Nicola Sirkis 2002 "Paradize"
Laisse-moi être comme toi
Laisse-moi être toi
Laisse-moi être ton sang
Laisse-moi un peu de temps
Je rougirai quand je te verrai
Et quand je te parlerai
Mais quand les lumières seront éteintes
Je te dirigerai sans crainte
Laisse-moi faire comme un garçon
Laisse-moi cette illusion
Laisse-moi être ton roi
Laisse-moi le faire comme toi
Je te montrerai
Comment on fait
Et puis je te remplacerai
Je ferai comme une fille qui se défend
Une fille qui perd son sang
Laisse-moi être comme toi
Laisse-moi plusieurs fois
Laisse-moi être tes yeux
Laisse-moi faire l'amoureux
Mais si un jour
Tu devais t'en aller
Est-ce que tu pourrais bien m'emporter
Mais si un jour tu pouvais
Tout quitter
Est-ce que tu pourrais garder notre secret
Laisse-moi être ta croix
Laisse-moi essayer
Laisse-moi être juste toi
Laisse-moi être comme toi
Je te laisserai trouver la voie
Et puis je penserai comme toi
Comme une fille qui voudra prendre son temps
Comme si c'était la dernière fois
Si tu devais un soir
Est-ce que tu m'emmènerais
Mais t'envoler sans moi
Est-ce que tu m'emmèneras
Mais si un jour
On pouvait s'en aller
On pourrait bien enfin s'emmener
Mais si un jour on pouvait
Se quitter
On pourrait bien enfin
Se retrouver











