jeudi 9 mars 2006
Concours scolaire "Faites des livres": les lauréats 2005 chez Larousse
PARIS (AFP) - Etre édités à 16 ou 17 ans et même à 11 ans seulement, et l'être chez Larousse, ce n'est pas un rêve mais la réalité pour trois classes de collégiens et lycéens, lauréates d'un concours scolaire, "Faites des livres", dont les réalisations viennent d'être publiées.
Le concours est organisé auprès des collèges et des lycées professionnels par le Scéren (ex CNDP ou centre de documentation pédagogique) depuis 2003. Il s'agit de faire un livre, "meilleure façon de comprendre et d'aimer les livres" et "moyen d'équilibrer connaissances intellectuelles, compétences techniques et créativité artistique".
Chaque année, une centaine de classes se mettent au travail et concourent, pour l'honneur et pour un "Prix des éditeurs". Cette année, un d'entre eux, Larousse, a décidé de publier (1.000 exemplaires hors commerce) les trois lauréats de 2005 dont les livres seront présentés au Salon du livre de Paris du 17 au 22 mars.
Ainsi, on verra le "Carnet d'un voyage autour du monde", voyage imaginaire sur les pas d'Indiana Jones dans dix pays réalisé par les 27 élèves de 6e du collège Jean-Lachenal de Faverges en Haute-Savoie avec pour chaque pays visité un texte et une grande image faites de collages.
On verra également "Choix désordonnés", recueil de poésie illustré d'un montage de dessins et photos conçu par neuf élèves de CAP menuiserie du lycée Augustin-Boismard de Brionne (Eure).
On verra enfin "Doubles pages", oeuvre de 18 élèves de bac professionnel arts graphiques du lycée Saint-Vincent-de-Paul du Havre. Chacun a choisi un signe typographique ou une expression (bichromie, nuancier, point, capitale, réale, espeluette, pied de mouche, arobase... ou charrette) et a joué sur une double page: définition et illustration graphique.
Le palmarès 2006 du concours sera annoncé pendant le Salon du livre et Larousse imprimera de nouveau les trois lauréats de cette session.
Entre 31 et 40 universités sur 84 touchées par le mouvement anti-CPE
PARIS (AFP) - Entre 31, selon le ministère de l'Education, et 40, selon l'UNEF, des 84 universités françaises étaient touchées jeudi à la mi-journée par le mouvement contre le Contrat première embauche (CPE).
Vingt universités sont "partiellement perturbées à des degrés très divers" par la lutte anti CPE jeudi, et onze autres sont en grève", a indiqué à 13H00 le ministère de l'Education nationale.
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L'UNEF recensait pour sa part, à la même heure, "40 universités en grève".
Ces mobilisations peuvent prendre des formes diverses, avec des grèves sans cours, des barrages filtrants ne laissant passer que les étudiants en Capes et agrégation, ou encore des blocages empêchant l'accès au cours, entraînant souvent des querelles entre étudiants.
Ainsi, à Paris VIII à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), selon l'administration, l'entrée principale est bloquée, les étudiants désirant aller en cours doivent passer par le parking. A Nanterre (Paris X) un blocage était mis en place avec des heurts entre grévistes et non grévistes.
A la Sorbonne, dans le quartier latin, les cours dans les amphis étaient annulés tandis que les TD (Travaux dirigés) ont repris "normalement", selon le rectorat. Une centaine d'étudiants ont par ailleurs passé la nuit dans un amphithéâtre. En province, selon l'Unef, l'université de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) a rejoint la grève jeudi matin lors d'une AG.
Le mouvement étudiant prenait aussi de l'ampleur dans le Nord, avec la mobilisation de Lille II droit, de l'IEP de Lille et du campus d'Amiens. Les autres facultés sont entièrement bloquées (Lille I et Lille III, les premières à s'être mobilisées), ou partiellement quand elles sont éclatées en plusieurs pôles.
A l'université d'Artois, le pôle d'Arras (lettres et sciences humaines) est bloqué depuis mercredi. Les étudiants se réunissaient en AG dans la matinée pour tenter de démarrer un mouvement dans les trois autres pôles (Béthune, Douai et Lens).
En Bretagne, l'université Rennes II est bloquée jusqu'à lundi, après un vote à main levée contesté par certains étudiants lors d'une assemblée générale. Celle du Mans (Sarthe) est également bloquée et à Lannion (Côtes-d'Armor) les étudiants de l'IUT ont reconduit le blocage.
La fac de Toulouse-Le Mirail, toujours très mobilisée, restait bloquée.
Concernant l'université d'Aix-Marseille I, la direction a indiqué qu'aucun cours n'avait lieu jeudi sur les deux sites d'Aix-en-Provence (17.500 inscrits) et Marseille (5.000 inscrits) en raison d'une "situation fortement perturbée". Seules les préparations aux concours étaient assurées.
A Grenoble, selon un recensement de l'AFP, deux universités, Stendhal (6.500 étudiants) et Pierre Mendès France (19.000 étudiants), étaient totalement bloquées jeudi matin ainsi que les accès de certains bâtiments de l'université Joseph Fourrier (18.000 étudiants).
Dans cette faculté, des barrières métalliques, des poubelles et chariots de supermarché reliés par des chaînes ont été installés jeudi matin à l'aube devant les différentes entrées des bâtiments, interdisant l'entrée des étudiants, à l'appel de l'Unef.
Selon l'UNEF, à Lyon, des barrages filtrants ont aussi été installés à l'entrée de l'Université Lyon II (Sciences sociales, lettres).
Un peu partout ailleurs en France, des assemblées générales étaient prévues dans l'après-midi pour décider des suites à donner au mouvement.











