- Les Chroniques de Faust -

"Je est un autre." Rimbaud

samedi 11 mars 2006

Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?

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Les langues mortes font de la résistance le temps d'un festival

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BECHEREL (AFP) - Pour contrer l'abandon des cours de grec et de latin, un festival ambitionne ce week-end de moderniser l'image des langues mortes grâce notamment à la musique et la danse, à Bécherel, petit village d'Ille-et-Vilaine.

Le deuxième festival européen de latin et de grec rend hommage à "tous ces grands résistants que sont les profs de latin", a lancé Elizabeth Antébi, son organisatrice. "Latin et grec sont indispensables pour la compréhension de toutes les bases de la démocratie et de la politique", soutient cette libraire spécialisée dans les langues mortes à Bécherel, "cité du livre" à une vingtaine de km de Rennes.

Les jeunes sont le public privilégié de ce festival, qui cherche à rendre attrayantes les langues mortes. Ainsi, Jukka Ammondt, professeur finlandais, a osé y chanter vendredi Elvis Presley en latin. Tout de noir vêtu, il a interprété un vibrant "Nunc hic aut nunquam", "It's now or never" en version latine, pour un parterre de collégiens latinistes enthousiastes.

Pour ces jeunes, d'une moyenne d'âge de 14 ans, l'apprentissage du latin est une nécessité plus qu'un plaisir. Emmanuelle explique ainsi qu'il est indispensable "pour entrer dans les bons lycées". Marie voit plus loin: "si j'apprends le latin, c'est pour devenir vétérinaire". Ses camarades évoquent d'autres professions médicales, tandis que Landry penche pour l'archéologie.

Marie-Hélène Delavaud-Roux, maître de conférence à l'université de Brest, a cherché à démontrer que l'enseignement de l'histoire ancienne pouvait ne pas être que théorique, en interprétant les danses de la Grèce antique recréées d'après des documents de l'époque.

Travaillant pour la maison d'édition "Les belles lettres", spécialisée dans les oeuvres grecques et latines, Jean Malye veut intéresser les jeunes aux textes de l'antiquité grâce à "l'héroïc fantasy". Sa série, les Manuscronautes, met en scène un frère et une soeur que des livres magiques plongent dans l'univers de César, Alexandre le Grand ou l'Iliade.

"Cela me permet de citer des textes anciens et donc de faire lire aux adolescent des extraits d'oeuvres antiques, afin qu'elles ne meurent pas", raconte-t-il. Pour favoriser la transmission, il n'hésite pas à faire un "parallèle avec les jeux vidéos" et recréer les "combats sanglants" de l'Iliade. "Une formule qui marche", explique l'auteur qui en est déjà à cinq livres édités.

Durant le festival, qui se termine dimanche, seront présentés une méthode assimil de grec ancien et un logiciel en latin. Une classe de latin d'un lycée hongrois jouera également une pièce de Plaute, et l'organisatrice a d'ores et déjà prévu qu'"en 2007, le festival se déroulera en partie en Hongrie".

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Le ton se durcit après l'évacuation de la Sorbonne

GILLES DE ROBIEN CONSTATE LES DÉGÂTS À LA SORBONNE

PARIS (Reuters) - Le ton s'est durci entre le gouvernement et les opposants au contrat première embauche (CPE) après l'évacuation de l'université de la Sorbonne par les forces de l'ordre.

Le Premier ministre va tenter de reprendre la main dimanche soir à la télévision, avant une semaine où syndicats et étudiants joueront leur va-tout pour obtenir le retrait de ce contrat de travail dérogatoire réservé aux jeunes.

LA SORBONNE ÉVACUÉE PAR LES FORCES DE L'ORDRE

Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et rival de Dominique de Villepin pour la présidentielle de 2007, a écourté une visite aux Antilles pour gérer la crise des universités.

Dans l'immédiat, son collègue de l'Education a affiché sa fermeté après deux jours d'occupation de la Sorbonne, une situation inédite depuis mai 1968.

LES CRS ÉVACUENT LA SORBONNE

Gilles de Robien, sur France Info, s'est élevé contre des "casseurs" ne représentant, selon lui, qu'une "infime minorité" d'étudiants qui ont pris "le tournant de la violence".

Ces propos ont suscité une vive réaction de l'Unef, premier syndicat d'étudiants. Son président a parlé d'une "provocation" et dénoncé une "tentative de manipulation de la vérité".

"Nous avons l'impression que le gouvernement a décidé de répondre à la mobilisation étudiante par la matraque et la répression", a dit Bruno Julliard. "S'il veut continuer à utiliser la force, nous allons vers de graves affrontements."

La FSU s'est "demandé si le gouvernement, en difficulté face au rejet massif du CPE par les jeunes et les salariés, ne cherche pas à jouer la provocation et à tenter la criminalisation du mouvement étudiant".

A la Sorbonne dans l'après-midi, pour constater les dégâts, Gilles de Robien n'en a pas moins réaffirmé : "Voilà ce qui arrive quand on appelle à l'agitation."

"Celles et ceux qui ont appelé au mouvement et qui ne voulaient pas de dérapage doivent prendre conscience que maintenant ils seront responsables s'il y a de nouveaux dérapages", a-t-il dit en exhibant des livres anciens déchirés.

Des ordinateurs, des tables, des chaises ont été jetés par les fenêtres, des portes dégondées. Selon le rectorat de Paris, des bureaux ont été saccagés à l'Ecole des Chartes.

"RISQUE DE CONFLIT"

"Ils ont fait un grand feu dans la cour d'honneur de la Sorbonne et des livres d'une valeur inestimable ont apparemment servi de combustible", a déclaré à Reuters le directeur de cabinet du recteur, Nicolas Boudot.

Les CRS sont intervenus au milieu de la nuit pour déloger quelque 200 personnes, qui s'étaient introduites de force dans la Sorbonne une douzaine d'heures auparavant pour soutenir une soixantaine de manifestants déjà sur place depuis mercredi.

Onze personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police. Deux autres, un photographe et un manifestant, ont été blessées, ainsi qu'une trentaine de policiers. Dans la foulée, quelques groupes ont tenté de continuer à manifester aux abords de l'université, avant d'être dispersés par les CRS.

Samedi après-midi, quelques dizaines de personnes se sont retrouvées à nouveau sur le parvis de la Sorbonne mais le rassemblement a tourné court.

En province, les occupations se sont poursuivies dans plusieurs facultés. Deux autres présidents d'université, à Toulouse et Nanterre, ont rejoint celui de Nantes pour demander à Dominique de Villepin de surseoir au CPE.

Réunis à l'université de Poitiers (Vienne), 300 délégués d'une quarantaine d'universités et instituts universitaires de technologie (IUT) ont décidé de poursuivre leur mobilisation.

"Après l'évacuation de vendredi, lundi on revote et on recommence l'occupation", a assuré un délégué de la Sorbonne.

"Il y a aujourd'hui un risque de conflit qu'il faut que le gouvernement comprenne", a pour sa part commenté le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande.

La gauche, les syndicats et les principales organisations lycéennes et étudiantes appellent à de nouvelles journées d'action, jeudi et samedi prochains.

Très fragilisé, dix mois après son arrivée à Matignon en juin, Dominique de Villepin va tenter une contre-offensive dimanche soir, sur TF1. Jusqu'ici, il s'est refusé à aménager le CPE et s'est juste montré prêt à compléter son dispositif.

Pour désamorcer la crise, il devra politiquement s'appuyer sur le soutien que lui a apporté Nicolas Sarkozy.

Le président de l'UMP, sans rappeler publiquement à l'ordre ceux de la majorité qui ont exprimé des doutes sur la stratégie de Matignon, se refuse à capitaliser sur l'affaiblissement de son rival.

"Je ne veux pas régler des comptes, je veux gagner" en 2007, a-t-il confié aux Antilles.

Posté par faust7556 à 22:54 - Fac - Commentaires [0] - Permalien [#]

"L’empreinte d’un homme sur un autre est éternelle, aucun destin n’a traversé le nôtre impunément."
FRANÇOIS MAURIAC


Liens sur les facs bloquées à Paris contre le CPE :

* http://u-blog.net/touscontreleCPE

* http://mouvementanticpe.over-blog.net/

* http://cpe-jussieu.actifforum.com/

* http://comitedegrevecensier.ifrance.com/ à Censier

De plus, reportage sur le blocage ds ma fac, dans le journal télévisé 12/14 du 8 mars sur France 3, cf site : http://le1214.france3.fr/ , avec qques têtes de profs que je connais !


La Sorbonne évacuée, des blocages se poursuivent dans d'autres facs

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PARIS (AFP) - L'évacuation de quelques centaines d'étudiants qui occupaient la Sorbonne, symbole de l'université française et de Mai 68, n'a apparemment pas entamé la détermination des jeunes anti-CPE qui ont poursuivi les occupations d'autres facs ce samedi.

Samedi à 04H00, les forces de l'ordre ont pénétré dans le bâtiment de la Sorbonne et évacué les 300 étudiants qui occupaient les lieux depuis 17H00. Affichant sa fermeté quelques heures après l'évacuation, le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien, a jugé que l'occupation de la Sorbonne, où "le patrimoine national est accumulé depuis des siècles et des siècles", constituait "un tournant".

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"Le tournant qui est arrivé, c'est la violence de certains jeunes étudiants", a-t-il affirmé sur France Info. Il a fait état de dégradations, comme des "livres anciens déchirés", du "matériel cassé" ou des "bâtiments abîmés" et parlé de "casseurs". Les dégradations occasionnées par l'entrée par effraction, la nuit d'occupation et la "résistance passive" aux CRS au moment de leur entrée dans la cour d'honneur, puis dans le hall menant aux amphis occupés, ont été confirmées samedi par le rectorat.

Nicolas Boudot, directeur-adjoint du cabinet du recteur de Paris, Maurice Quenet, a expliqué que le rez-de-chaussée ressemblait à "un immense capharnaüm, avec des tables, des chaises, des portes dégondées, beaucoup de saletés, des vitres brisées". Selon lui, "des livres trouvés dans les rayonnages de l'Ecole des Chartes ont servi de projectiles et de combustibles". Il a précisé que le coût et la durée du nettoyage n'étaient pas encore arrêtés, estimant en outre qu'on ne prenait "pas le chemin d'une réouverture de la Sorbonne lundi".

"C'est inadmissible d'avoir sorti les étudiants de la Sorbonne : pour ramener l'ordre, il faudrait qu'il y ait désordre", a assuré à l'AFP Bruno Julliard, président de l'Unef, ajoutant qu'il était "illégitime et scandaleux" de les avoir "sortis par la force".

Samedi en fin de matinée, une quinzaine d'étudiants attendaient place de la Sorbonne, entourée par de nombreux CRS et gendarmes mobiles. Ce coup d'éclat dans un lieu mythique de la mobilisation étudiante, qui n'avait pas été occupé depuis Mai 68, n'a pas empêché les autres universités en grève d'organiser blocages et occupations pour le week-end. A Toulouse II-Le Mirail, des chaises et des tables entravaient samedi les entrées de l'université, occupée par quelques dizaines d'étudiants qui dorment dans la Maison de l'Etudiant située sur le site.

Le président de cette université Rémy Pech a condamné samedi les "violences policières" à la Sorbonne et a dit sa solidarité avec François Resche, président de l'université de Nantes qui a demandé vendredi au Premier ministre de suspendre le CPE.

A Caen, les bâtiments lettres et scolarité sont occupés jusqu'à lundi, tout comme Rennes I et II, ainsi que l'IUT de Lannion (Côte d'Armor), le site des Tanneurs de l'université de Tours et l'IUT, la fac de Brest, les facs de lettres, droit, sciences économiques de Nantes, l'université du Havre et celui, partiel, de Rouen. Les amphis de la fac de Clermont-Ferrand ont en revanche été abandonnés par les étudiants dès vendredi après-midi mais les deux universités de Grenoble II et III étaient toujours bloquées, tout comme certains accès de Grenoble I. A Dijon également, le blocus se poursuit.

A La Rochelle, une dizaine d'étudiants ont passé la nuit de vendredi à samedi à la présidence de l'Université qui avait refusé de prendre position sur le CPE, à l'image de François Resche.

Posté par faust7556 à 00:15 - Fac - Commentaires [0] - Permalien [#]
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