lundi 13 mars 2006
La mobilisation anti-CPE s'amplifie dans les facs
PARIS (Reuters) - Le mouvement de blocage des universités s'est amplifié lundi en France à l'orée d'une nouvelle semaine de mobilisation contre le contrat première embauche (CPE).
L'Union nationale des étudiants de France (Unef) qui revendique 50 universités en grève sur 84 dans le pays a de nouveau demander à Dominique de Villepin le retrait du CPE.
"Face à cette extension de la mobilisation, l'UNEF appelle de nouveau le Premier ministre à écouter les voix chaque jour un peu plus nombreuses qui se font entendre et à retirer le Contrat Première Embauche", lit-on dans un communiqué de la principale organisation étudiante publiée en début de soirée.
"Dès demain, dans de nombreuses villes, des actions sont prévues et les jeunes préparent la manifestation nationale du 16 mars", prévient l'Unef.
Elle appelle les étudiants "à intensifier la mobilisation, et à voter massivement la grève lors des assemblées générales "démocratiques, dans un état d'esprit totalement pacifique".
Elle estime que 50 universités ont été totalement ou partiellement en grève lundi pour protester contre ce CPE réservé aux moins de 26 ans et assorti d'une période d'essai de deux ans.
Au total, 63 établissements ont été "mobilisés" dans toute la France, le mouvement s'étant élargi à des instituts d'études politiques (IEP) et des IUT, souligne l'Unef.
Le décompte du ministère de l'Education fait état de onze campus bloqués, trois de plus qu'en fin de semaine dernière et 26 autres "perturbés à des degrés divers".
"Avec ces chiffres, on voit bien que ce n'est plus une semaine-test pour nous mais bien pour Dominique de Villepin", a déclaré à Reuters le président de l'Unef, Bruno Julliard, au lendemain de l'intervention télévisée du Premier ministre pour défendre ce nouveau contrat.
HEURTS ENTRE ETUDIANTS ET POLICIERS A PARIS
"Plus il attend, plus ça lui coûtera cher", a-t-il ajouté.
Mardi a été décrété "journée d'actions" dans les universités avant une nouvelle journée de manifestations - jeudi - à l'appel des organisations lycéennes et étudiantes. Les syndicats apporteront, pour leur part, un soutien samedi au mouvement lors d'une journée nationale d'action.
En attendant, des centaines de jeunes - lycéens et étudiants - ont manifesté lundi Place de la Sorbonne, trois jours après l'évacuation de l'université, épicentre du mouvement contestataire de mai 1968.
Un important dispositif policier a été mis en place aux abords de l'université, qui restera fermée pendant quelques jours le temps d'évaluer les dégâts de la brève occupation de locaux vendredi dernier.
Aux cris de "Occupation" et "Retrait du CPE", 250 jeunes manifestants ont ensuite pénétré dans la cour du collège de France, situé derrière la Sorbonne.
Des heurts ont opposé manifestants et force de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule.
Lundi, le président de l'université de Bordeaux III a demandé le retrait du contrat, rejoignant ses confrères de Toulouse II et de Nantes, qui ont réclamé la suspension du CPE.
Face à la fermeté de Dominique de Villepin, un collectif unitaire jeunes "Stop CPE", composé de 15 organisations et associations, en a appelé à Jacques Chirac.
Daniel Cohn-Bendit, ancien leader de la contestation estudiantine parisienne en mai 68, a jugé difficile de prédire si le mouvement s'installerait dans la durée. Cela dépend de la capacité des syndicats à mobiliser, a-t-il dit à Reuters.
Le risque "c'est que la confrontation devienne incontrôlable et qu'elle entraîne une confrontation au sein de son gouvernement, le départ de Nicolas Sarkozy et la perte d'encore plus d'autorité", estime le député européen.
Le Rectorat de Paris a estimé à seulement 2.500 le nombre d'étudiants grévistes sur les 300.000 que compte la capitale.
Trois centres universitaires - Tolbiac, Censier et Jussieu - y sont bloqués, selon lui.
Message aux étudiants parisiens :
Apparemment, pas d'AG demain à ma fac, mais mercredi oui, à 12h. Demain a lieu une "journée mobilisation" avec peut-être manif (rdv à 13h dans la cour). Voilà pr les infos concernant Censier ! J'irai donc à l'assemblée générale de mercredi pour voir ! Sinon site pour savoir ce qui se passe à Jussieu : http://cpejussieu.free.fr/ !
La musique adoucit les moeurs !
Jane Birkin
"Quoi"
Musique: Jane Birkin 1985
Quoi
d'notre amour fou n'resterait que des cendres
moi
j'aim'rais qu'la terr's'arrête pour descendre
toi
tu m'dis qu tu n'vaux pas la cord'pour te pendre
c't à laisser ou à prendre- joie
et douleur c'est ce que l'amour engendre
sois
au-mois conscient que mon cœur peut se fendre
soit
dit en passant j'ai beaucoup à apprendre
si j'ai bien su te comprendre- amour cruel
comme un duel
dos à dos et sans merci
tu as le choix des armes
ou celui des larmes
penses-y
penses-y
et conçois que c'est à la mort à la vie- quoi
d'notre amour fou n'resterait que des cendres
moi
j'aim'rais qu'la terr's'arrête pour descendre
toi
tu préfères mourir que de te rendre
va donc savoir va comprendre- amour cruel
comme en duel
dos à dos et sans merci
tu as le choix des armes
ou celui des larmes
penses-y
penses-y
et conçois que c'est à la mort à la vie
toi
tu préfères mourir que de te rendre
va donc savoir va comprendre
va savoir va comprendre- quoi
d'notre amour fou n'resterait que des cendres
moi
j'aim'rais qu'la terr's'arrête pour descendre
toi
tu m'dis qu tu n'vaux pas la cord'pour te pendre
c't à laisser ou à prendre
"La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu’en avant."
SÖREN KIERKEGAARD
Onze universités bloquées, selon le ministère de l'Education
PARIS (Reuters) - Trois universités supplémentaires se sont mises en grève pour protester contre le contrat première embauche, ce qui porte à onze le nombre de campus bloqués, selon un bilan fourni lundi par le ministère de l'Education nationale.
De plus, 26 autres universités sont "perturbées à des degrés divers", a-t-on appris de même source.
Le ministère a constaté le blocage des universités de La Rochelle, Rennes II, Le Havre, Paris X Nanterre, Montpellier III, Lille III, Grenoble II et III, Clermont-Ferrand II, Aix-Marseille I et Marne-la-Vallée.
Selon l'Unef, 45 des 84 universités françaises sont en grève. Le syndicat étudiant a appelé à une grève générale dans toutes les universités.
J'irai sans doute à l'assemblée générale de ma fac demain, pour voir...et si j'ai l'occasion j'irai prendre des photos de la manif de jeudi, j'en parlerai donc encore sur mon blog, mais tout cela à but informatif et non politique. Voilà... merci donc ne pas assaillir ce blog de commentaires trop politiques, car je serai alors dans l'obligation de faire une légère "censure" ! Car ce blog est avant tout un site culturel ! Merci de votre compréhension...
Sinon, je lis en ce moment "L'ère du soupçon" de Nathalie Sarraute pour l'histoire littéraire...











