- Les Chroniques de Faust -

"Je est un autre." Rimbaud

dimanche 30 avril 2006

Jean-François Revel

Décès de l'académicien Jean-François Revel

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PARIS (AFP) - Le philosophe, écrivain et journaliste Jean-François Revel, membre de l'Académie française, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), à l'âge de 82 ans, a-t-on appris auprès de ses proches.

Il avait été hospitalisé il y a environ deux semaines et est mort d'un "incident cardiaque", a précisé à l'AFP sa veuve, la journaliste et écrivain Claude Sarraute.

Né le 19 janvier 1924 à Marseille, cet agrégé de philosophie marqué à droite a mené à partir des années 1950 une double carrière, littéraire et journaliste.

D'abord enseignant, il a assumé des fonctions de conseiller littéraire et de directeur de collection, puis a pris la direction de l'hebdomadaire L'Express (1978-1981), dont il était l'un des éditorialistes depuis 1966, devenant par la suite chroniqueur au Point.

Il a écrit une trentaine d'ouvrages, dont "Le Moine et le philosophe" (1997), dans lequel il dialogue avec son fils bouddhiste Matthieu Ricard.

Décès de Jean-François Revel: "une grande perte pour l'Académie et pour le pays", selon Jean d'Ormesson

PARIS (AP) - L'écrivain et académicien Jean d'Ormesson a rendu hommage dimanche au philosophe Jean-François Revel, décédé à l'âge de 82 ans, estimant que sa disparition constituait "une grande perte pour l'Académie (française) et pour le pays".

"C'était avec Raymond Aron, de façon très différente, un des grands intellectuels de notre temps", a souligné Jean d'Ormesson sur France-Info. "C'était un grand journaliste politique et il tenait une grande place dans le monde intellectuel d'aujourd'hui", qu'il avait notamment marqué "par son opposition au gaullisme", a-t-il ajouté, la voix déformée par l'émotion.

Pour Jean d'Ormesson, 80 ans, qui avait connu Jean-François Revel -alors Jean-François Ricard- sur les bancs de l'Ecole normale supérieure, l'ancien directeur de l'hebdomadaire "L'Express" s'est illustré par un "parcours très intéressant" sur le plan politique: "il s'était présenté comme socialiste aux élections et puis il avait évolué vers un libéralisme très accentué", a-t-il rappelé.

"Il incarnait la pensée libérale après avoir incarné la pensée socialiste", a-t-il résumé. "Il a été beaucoup plus à gauche que moi et beaucoup plus à droite que moi." AP

Revel, un Immortel s'en va

PARIS (AP) - L'Académie française perd l'un de ses Immortels. Philosophe, écrivain, journaliste, Jean-François Revel est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), où il avait été admis à la mi-avril. Ce penseur, athée et amoureux de la vie, avait 82 ans.

"Très fatigué, malade", l'auteur de "Pourquoi des philosophes?", est mort "dans son sommeil", a-t-on appris auprès de sa veuve, Claude Sarraute, fille de l'écrivain Nathalie Sarraute.

Né le 19 janvier 1924 à Marseille dans une famille d'origine franc-comtoise, ce normalien agrégé de philosophie avait été élu à l'Académie française en juin 1997, l'année de la parution de ses Mémoires "Le voleur dans la maison vide". Jean-François Ricard, dit Revel, avait notamment été directeur de "L'Express", collaborateur au "Point" -pour des chroniques néolibérales-, à Europe 1 et RTL.

On doit à cet anticonformiste classé à droite une trentaine d'ouvrages, dont "Pourquoi des philosophes?" (1957), "Ni Marx ni Jésus" (1970), "La tentation totalitaire" (1976), "Comment les démocraties finissent" (1983), "La connaissance inutile" (1988), et "Le Moine et le philosophe" (1997, avec son fils Matthieu Ricard, moine bouddhiste). Son dernier livre, "L'obsession anti-américaine", est paru en 2002.

Reçu en 1943 à l'Ecole normale supérieure, Revel a participé à la Résistance (sous le pseudonyme "Ferral"). Agrégation de philosophie en poche, il est nommé successivement à Tlemcen en Algérie, à Mexico et à Florence. De retour fin 1956 en France, il fait partie du cabinet du sous-secrétariat d'Etat aux Arts et Lettres avant d'enseigner à Lille puis à Paris.

Sa carrière littérature débute en 1957, tout comme sa carrière journalistique. Il sera notamment rédacteur en chef des pages littéraires de "France-Observateur" durant trois ans. Il assumera aussi les fonctions de conseiller littéraire et de directeur de collection chez René Julliard, Jean-Jacques Pauvert, Robert Laffont jusqu'en 1978, date à laquelle il prend la direction de l'hebdomadaire "L'Express" -dont il était l'un des éditorialistes depuis 1966. Trois ans plus tard, il en démissionnera et deviendra chroniqueur au "Point".

Difficile donc d'étiqueter Revel dans le grand magasin des lettres. "Je n'ai jamais fait totalement partie d'une profession", avouait-il d'ailleurs au quotidien "Libération" en 1998.

Pour Claude Sarraute, qu'il épousa en secondes noces en 1967 et avec qui il a eu un fils, "Revel" -comme elle le nomme- était d'un "formidable courage intellectuel". "Dans 'Pourquoi des philosophes?' écrit à Florence, il s'attaquait à des philosophes de leur vivant". "Critiqué, il a continué imperturbable", a-t-elle expliqué à l'Associated Press. "Il voulait la démocratie partout, c'est lui qui a inventé l'expression 'droit d'ingérence'".

"Je pense qu'il a mené un combat contre tous les totalitarismes qui a très important", a-t-elle ajouté. "Il y a mis une fougue, un talent d'écrivain, il a publié des pamphlets", "sa culture absolument incroyable l'a énormément servi", a-t-elle encore souligné, évoquant les relations empreintes d'admiration mutuelle qu'entretenaient sa mère, l'écrivain Nathalie Sarraute, et Jean-François Revel.

"A la fin de sa vie, Nathalie Sarraute ne voulait pas s'endormir sans savoir absolument ce qu'elle recherchait", se souvient-elle. "Elle appelait très souvent Revel", lui demandant par exemple quel végétal composait le nez d'un tableau d'Arcimboldo ou le nom de l'auteur d'un poème. A chaque fois, Revel "avait l'impression de passer l'oral de son agrégation de philosophie!"

Penseur, analyste, Revel, qui s'est "petit à petit retiré de la vie intellectuelle", aimait aussi la langue, et les plaisirs de l'existence, comme en témoignent "Pour L'Italie" (1958), "Sur Proust" (1960), "Un festin en paroles" (1979). Tout en rondeur sous le costume, l'homme -dont le pseudonyme Revel vient d'un restaurant où il retrouvait des amis- ne cachait d'ailleurs pas son goût pour l'alcool. "L'alcool, pour moi, est plutôt lié à la sociabilité", disait-il. "Il m'est très difficile de rencontrer un ami et de boire de l'Evian. Mais alors, il m'est plus facile de boire trois verres qu'un, et six que trois". "Ma seule protection, c'est la solitude", ajoutait-il.

Dimanche, Jean d'Ormesson a estimé que Revel était "avec Raymond Aron, de façon très différente, un des grands intellectuels de notre temps", observant qu'il "incarnait la pensée libérale après avoir incarné la pensée socialiste".

"J'ai toujours beaucoup travaillé, tout en menant, souvent, le contraire d'une vie de clerc. Je me suis même parfois bien amusé" , avait confié Revel à Olivier Todd en 1997, disant s'être toujours "considéré comme étant de gauche". Quant à la mort, notait-il, c'est "un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant". AP

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"Le bagne" de Jean Genet

Jean Genet à la recherche d'un monde disparu "Le bagne", à l'Athénée

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PARIS (AFP) - Dans le théâtre parisien de l'Athénée où a été créée en 1947 la première pièce de Jean Genet (1910-1986) "Les bonnes", est jouée depuis le 26 avril son ultime pièce sans cesse remise sur le métier, "Le bagne", dans laquelle il évoque l'univers carcéral qui l'avait tant marqué.

Antoine Bourseiller qui a monté en 1969 "Le balcon" de Jean Genet à Marseille et Paris et qui a, à partir de ce moment, entretenu une relation de confiance avec lui, signe la mise en scène. La production affichée jusqu'au 20 mai, a été réalisée en collaboration avec le Centre dramatique national de Nice et les Théâtres de Tarascon et de Luxembourg.

"Le bagne" a connu diverses formes, récit, poème, scénario de film (qui aboutira à "Chant d'amour" filmé par Jean Genet) et finalement une pièce qui devait former le deuxième volet d'une tragédie en sept pièces et une partie d'un immense poème en prose.

En 2003, on a retrouvé la forme et la version complète jouée à l'Athénée par quatorze comédiens. Albert Dichy présente "Le bagne" dans la Bibliothèque de La Pléiade comme "une tentation (de Genet) de reconstituer l'univers carcéral dont il avait tant de mal à échapper et qu'il a eu tant de mal à oublier (...), un mouvement de repli et de retour sur soi".

Dans une langue à la fois riche en métaphores qui ne répugne pas aux mots triviaux et dans une forme où des passages poétiques alternent avec des dialogues entre personnages, Jean Genet sculpte les figures des forçats, des sentinelles noires, de l'administration pénitentiaire. Il esquisse les jeux de pouvoir qui régissent leurs rapports ambigus dans un univers sans femme. Il y a notamment les caïds rivaux du bagne et leurs protégés, le nouveau venu qui est guillotiné, sans que l'on sache si c'est lui qui a tué l'un des plus beaux gardiens du bagne et redoutable manipulateur.

Le spectacle se déroule autour d'un immense mur blanc percé d'alvéoles et que les bagnards, en tenue rayée rouge et blanc, disposent différemment selon les scènes. Leurs mouvements suggèrent la vie du bagne, aboli en 1938. Un univers moite et virile dont l'ambiance mortifère a fasciné tout sa vie Jean Genet qui pourtant lui ne fut pensionnaire que de maisons de corrections et de simples prisons.

Par ailleurs, à l'occasion du 20ème anniversaire de la mort de Jean Genet est publié un coffret multimédia consacré à la production littéraire et théâtrale de l'écrivain sous le titre "Jean Genet un chant d'amour".

Un livre, un DVD et deux CD audio composent ce coffret réalisé avec le concours du Centre national du livre et de l'INA et publié par EPM (39 euros).

Des spécialistes du théâtre comme Michel Corvin et Albert Dichy, le dessinateur Siné, ont apporté leur contribution au livre qui est enrichi également par une chronologie de la vie de Jean Genet (1910-1986).

Le DVD comporte principalement le film de 1950 de Jean Genet "Un chant d'amour", deux entretiens de Jean Genet avec Antoine Bourseiller et Bertrand Poirot-Delpech en 1981 et 1982 ainsi que des témoignages récents de Roland Dumas son avocat, de Leila Shahid, ancienne déléguée de la Palestine en France et amie de l'écrivain et de Albert Dichy, responsable des archives de Jean Genet.

Le premier CD a été constitué à partir d'archives de l'INA avec les versions intégrales des pièces "Haute surveillance" et des "Bonnes", dans des représentations diffusées respectivement en 1948 et 1954.

Le deuxième CD "Chanter Genet" est dû à Hélène Martin qui a mis en musique les poèmes de Jean Genet et en interprète certains.

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"Ce n'est pas en enfermant son voisin qu'on se convainc de son propre bon sens."
FIODOR DOSTOÏEVSKI


Beaucoup de travail, donc peu de temps pour mettre à jour ce blog en ce moment, désolée ! Mais n'hésitez pas à y laisser des commentaires et à consulter les archives ! :)


Pluie et brouillard sur Paris...

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samedi 29 avril 2006

coffeecup2 Café et grande discussion à Montparnasse avec Florianne et Romain, deux amis de Bretagne ! Beaucoup de choses à se raconter... chacun construit son avenir peu à peu... Que serons-nous devenus dans 10 ans ??? Bonne question !

Pas beaucoup de monde dans les rues de Paris, les parisiens sont partis en week-end, beaucoup de provinciaux sont venus pour la Foire de Paris et des touristes...

Je me replonge dans ma dissert de littérature générale et comparée... Pour la semaine prochaine, je dois faire : les exercices de Méthodo, terminer fiche de lecture pour histoire littéraire, faire travail de préparation (à rendre) dans cette même matière, faire dissertation de LGC... Et commencer dissert de méthodo à rendre le 9 mai !

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Théâtre

UNE SCÈNE JOUÉE DANS LA MÉMOIRE

De Charlotte Delbo
Adaptation et mise en scène : Armel Veilhan
Scénographie et dramaturgie : Olivier Adelen

Avec :
Marie Fortuit
Stéphanie Letoïc
Violaine Phavorin
Gwenaëlle Nicolas
Jean-François Deman
Olivien Adelen

Assistante de Louis Jouvet, Charlotte Delbo a écrit « Une scène jouée dans
la mémoire » quelques années après son retour des camps d’Auschwitz et
Ravensbrück. La pièce retrace les derniers moments partagés avec son mari et
ses camarades résistants en 1942. Elle témoigne ici de ce que fut
l’engagement de sa jeunesse. Au-delà, elle nous délivre le secret d’un amour
condamné.


Confluences

190 bd de Charonne 75020 Paris
M° Alexandre Dumas
Réservation 01 40 24 16 46
resa@confluences.net

Du 4 au 21 mai 2006
du mardi au samedi à 20h30
Le dimanche à 17h

Production : Théâtre A, en co-réalisation avec Confluences
Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication ( DRAC île
de France), de l’Adami.
Contact Théâtre A : 0667420708
aveilhan@free.fr
http://theatrea.free.fr

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"Le progrès nait de la diversité des cultures et de l'affirmation des personnalités."
PIERRE JOLIOT


Ben, artiste de musées et de supermarchés

Photo

NICE (AFP) - "Ben est un personnage à plusieurs facettes, régionaliste endurci et défenseur des avant-gardes; c'est un artiste très populaire chez les 6-15 ans" - et qui dresse son portrait à la troisième personne avant qu'on lui pose la moindre question, fidèle, à 70 ans, à sa réputation d'artiste trublion.

Sa maison, dans les collines niçoises, tient du palais de la brocante et du temple dadaïste. Benjamin Vautier, dit Ben, a planté des télés dans l'herbe, fait pousser des cactus dans des bidets, posé une vache sur le toit et dédié l'antenne parabolique à sa femme. L'ensemble porte le nom de ses deux enfants, devenus grands, Eva Cunégonde et François Malabar.

Ben quitte régulièrement cet antre qu'il habite depuis trente ans pour exposer à Venise, Madrid, Cologne, Gröningen, Paris, Montigny le Tilleul ou l'île de Ré. Depuis jeudi et jusqu'au 15 septembre, il présente à Mougins (Alpes-Maritimes), avec le photographe André Villers, 400 images censées explorer "les limites de la photo".

Dans sa vie comme en art, Ben a voulu abolir les limites: "Ben ne jette rien, garde tout, depuis que Marcel Duchamp a dit que tout est art", poursuit-il avec ce drôle d'accent aussi caractéristique qu'inidentifiable et sans doute totalement fabriqué.

Dans les années 50, aux côtés d'une bande de quasi-inconnus nommés Arman, César, Viallat, Klein, il a décidé de prendre à la lettre la phrase de Duchamp, de s'appropier le monde et de signer tout ce qui ne l'a jamais été: "les trous, le ciel, les coups de pied, Dieu, les poules".

Certains ont parlé d'"Ecole de Nice". Ben refuse l'expression mais lui consacre plusieurs pages sur son site internet.

"Il n'y avait pas de création collective. On débattait, on refaisait le monde mais chacun était très individualiste, on se surveillait en groupe, comme Matisse et Picasso", se souvient-il.

Puis chacun a suivi sa route, gagné Paris, New York, les Cévennes; la mort en a emporté plus d'un. Artiste d'origine suisse, né à Naples, Ben est resté à Nice, métamorphosé en surprenant défenseur de l'occitanie, du "nissart" (langue niçoise) et de tous les "ethnismes".

"Je ne regrette pas cette période, les années 60, je ne m'en souviens plus, je me trouve plus jeune qu'avant". Il porte un T-shirt noir, frappé d'une inscription en blanc: "Le siècle change, je change aussi".

La phrase est de lui, le tracé des lettres également: voilà quarante ans que Ben écrit ses pensées en blanc sur fond noir et les transforme en oeuvres d'art.

Elles se retrouvent dans les musées ou les supermarchés. Sa patte familière, proclamant "j'aime qu'on m'aime", "tout est rien" ou "io dubito sempre" se décline en ligne de trousses, cahiers, classeurs, chaussettes, bobs.

Ben avoue avoir "un peu honte" de tout ce marketing. "J'avais imaginé ce principe en réaction au concept d'exposition, trop élitiste, mais ça a perdu de sa force".

Il se console en pensant qu'il est l'artiste "le plus connu dans les écoles".

"Ben et André Villers: les limites de la photo", du 27 avril au 15 septembre, Musée de la photographie, 06250 Mougins. Tel. 04 93 75 85 67. museephoto@villedemougins.com/www.ben-vautier.com

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Yann Arthus-Bertrand

INTERVIEW DE YANN ARTHUS-BERTRAND
Des animaux et des hommes

Dans son dernier ouvrage 'Bestiaux, un patrimoine français', Yann Arthus-Bertrand continue de nous sensibiliser à l'état de la planète. C'est un homme pressé, enthousiate, moderne et avec des projets plein la tête qui nous a confié son amour du terroir, sa vision de la photographie et ses futurs projets.

Yann Arthus-Bertrand, on connaît votre passion pour la nature. Dans votre dernier ouvrage intitulé 'Bestiaux', vous poursuivez votre inventaire systématique des espèces animales, qu'est-ce qui vous a inspiré ce projet si particulier qui vous différencie de vos contemporains ?

C'est un travail qu'on a commencé il y a 15 ans. Je ne pensais vraiment pas que ce serait un travail si long. En faisant ces photos sur les races, on pensait travailler dessus une année, et en fait on s'est rendu compte que c'était le fait de travailler sur le long terme avec les gens qui était important. Mais aussi que la force de la photo résidait dans la jonction de l'homme et de l'animal. J'ai adoré me plonger dans ce projet et j'ai eu envie de faire un travail de fond sur les paysans d'aujourd'hui. Moi, ma conception du travail est de passer du temps sur un même projet, de rentrer dedans, de me sentir bien, et d'avoir l'impression qu'il n'est jamais fini. Donc, il y a une espèce d'obstination à toujours aller jusqu'au bout, et c'est en ça qu'il y a peut-être une dimension artistique à mon travail. Je dis toujours que je ne suis pas un artiste, mais il y a tout de même une sorte d'obstination, de répétition. En ça il y a peut-être une dimension artistique. On me demande souvent pourquoi j'utilise une bâche. Et bien la bâche fait partie des débuts de la photo. Je n'ai rien inventé. Nadar l'utilisait déjà. Mais je pense que la bâche isole le sujet. Il n'y a rien de mieux et je me suis un peu enfermé là-dedans. Il y a souvent des gens qui me disent : "Y'en a marre de ta bâche, tu veux pas utiliser autre chose ?" Mais en fin de compte je n'ai rien trouvé de mieux.

Finalement, c'est tout de même un choix esthétique et sémiologique ?

Oui, c'est un choix esthétique et un choix de facilité.

Quel message souhaitiez-vous faire passer avec 'Bestiaux' ?

Le message est moins fort que pour 'La Terre vue du ciel, même si j'ai un engagement profond. Ce n'est pas la même chose. Mais en même temps, je voulais un peu sublimer ces gens. Les rendre beaux pour qu'on s'aperçoive qu'aujourd'hui quand on parle d'espèces en voie de disparition, on parle aussi des paysans et qu'il faut les aider. Comment ? En les faisant travailler et en respectant leur travail. Aujourd'hui on va vers des uniraces, et la biodiversité c'est aussi protéger nos races. C'était une façon de montrer que la France a une biodiversité énorme mais qu'elle est en train de disparaître, et qu'il y a des gens qui se battent pour la conserver et moi je suis là pour le dire.

Dans votre précédent ouvrage 'La Terre vue du ciel', qui a connu un énorme succès, votre projet était de sensibiliser l'opinion à la préservation de l'environnement. Pourquoi selon vous ce message photographique est-il si bien passé comparé aux discours ?

Une photo parle tout de suite, il n'y a pas besoin d'explications, tout le monde comprend la même chose. C'est le côté formidable de la photographie : c'est un médium que tout le monde comprend. On a fait des expositions à Dakar, en Afghanistan, en Corée, et on a toujours observé la même réaction. Et je pense qu'on a inventé les expos dans la rue, on en a fait aujourd'hui une centaine dans le monde. On en fait tout le temps. Quand vous avez des photos très fortes dans la rue avec des messages forts, les gens aujourd'hui sont à l'écoute de ce genre de messages. Je crois que c'est ce qu'ils ont envie d'entendre. Donc on est arrivé au bon moment, voilà. Il y a aussi le fait que la Terre est forte, la Terre est belle. Et on a beaucoup travaillé sur ce projet, c'est 10 ans de boulot. Quand on travaille, ça se ressent et ça se voit. Mais je pense surtout que c'était LE moment de la faire.

Dans la nouvelle génération de photographes, y a-t-il quelqu'un dont vous appréciez le travail ?

Je m'intéresse beaucoup à tout ce qui se fait en photo. Chez les jeunes photographes, j'aime beaucoup une jeune photographe japonaise plasticienne qui travaille sur l'autoportrait. Ce qu'elle fait est magnifique. Je m 'intéresse aux photographes qui ont un parcours un peu différent des autres. Il n'y en a pas beaucoup pour qui je me dis : "Tiens, j'aurai bien aimé faire ce qu'il a fait", qui amènent un regard différent. Beaucoup de photographes entrent dans un système et ne le lâchent pas. En fin de compte, ceux qui m'intéressent sont ceux du middle age qui ont créé une oeuvre. On peut être très bon pendant 25 ans, et puis s'égarer complètement, disparaître. Alors que quand un type, entre 40 et 50 ans, a vraiment créé une oeuvre, je pense au travail de Luc Choquet, eh bien c'est un travail de 20 ans qui est vachement bien. Ca, ça m'intéresse. Il ne faut pas oublier qu'en photographie ce n'est pas le photographe qui est important. Quand je photographie les bestiaux, je pense que ce qui est beau là-dedans, c'est les gens que je photographie. Il y a un artiste contemporain qui s'appelle Goldsworthy, auquel je m'intéresse beaucoup, qui fait du land art. Ses photos sont belles mais ce qui compte c'est l'oeuvre qu'il propose dans son entièreté. Moi, c'est pareil, quand je photographie un gars avec une belle vache, ça ne peut que marcher parce que le type est beau, il est fière de sa vache et donc sa vache est belle.

C'est le sujet qui importe ?

Oui. Moi en fin de compte je fais très peu de mise en scène. Si les gens sont bons et qu'ils veulent donner quelque chose c'est formidable et s'ils ne veulent rien donner, la photo ne donnera rien. C'est vraiment un échange entre moi et le sujet. C'est ce qui m'intéresse. Mon livre sur les bestiaux est un inventaire systématique presque définitif des races françaises. Il y a toutes les races françaises. Comme pour mon bouquin des chevaux ou même celui de la Terre. On survole tous les grands sujets.

Que pensez-vous de la circulation instantanée et mondiale des images aujourd'hui. Je pense notamment aux images de torture d'Abou Ghraïb. Pensez-vous que ce soit vraiment positif ?

Ca ce n'est pas de la photo. Mais je trouve qu'Internet c'est formidable, j'adore Internet. Le monde est beaucoup plus dur pour les photographes aujourd'hui. Je pense que le net est un moyen formidable de communiquer avec des gens et que lorsqu'on fait des photos on ne les fait pas pour soi, on les fait pour les gens. Et tous les moyens sont bons pour les montrer. Internet doit être ouvert et gratuit. Je pense que c'est bien que sur Internet les images à usage privé puissent être téléchargées. La terre ne m'appartient pas, comme tout élément que je photographie. On ne peut pas faire de l'argent avec tout. Et en même temps Internet permet aujourd'hui à un journal australien de me commander une photo et à moi de l'envoyer dans les cinq minutes, ça aussi c'est génial, alors qu'avant il fallait deux jours.

Qui vous a influencé dans votre passion pour la photographie ?

Ce qui m'a influencé au début c'était plutôt les gens qui s'occupaient d'animaux comme Diane Fossey. J'ai commencé la photo en faisant une étude sur les lions et c'est en faisant ces études que j'ai découvert que la photographie pouvait informer. C'est ce qui m'a intéressé. Je ne sais pas si j'ai été réellement influencé par des photographes. J'adore Avedon ... Mais pour moi une des photographes les plus fortes est cette Américaine de Vanity Fair : Annie Leibovitz. Il y a un paquet de grands photographes.

Qu'est-ce qui, dans un paysage ou chez quelqu'un, arrête votre regard de photographe ?

Je n'en sais rien… Je ne peux pas répondre.

Pouvez-vous nous dire quelques mots de vos projets futurs ?

Je travaille sur une grosse émission de télévision sur l'état du monde. Une émission qui va être diffusée en prime time sur France 2. C'est un gros travail que l'on fait sur l'état du monde et une prise de conscience des problèmes qui nous entourent. Afin que chacun prenne conscience de ses propres responsabilités.

Propos recueillis par Héloïse Padovani pour Evene.fr - Avril 2006

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vendredi 28 avril 2006

Institut National de l'Audiovisuel

ina

www.ina.fr

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"Seule la chaussure sait si la chaussette a des trous."
PROVERBE CRÉOLE


Changement de programme : je ne pars pas en Bretagne ce week-end, je reste sur Paris !

Donc week-end studieux !

Bon week-end prolongé à tous !


Un sondage auquel j'ai participé : Lesr_sultatsdel_enqu_te.pdf

Vue sur Paris (vidéo) : MOV000021.3gp

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Les filles du botaniste

INTERVIEW DE MYLENE JAMPANOI
Daï et la petite merveille française

Elle a déjà tout d'une grande, le naturel en plus peut-être. Mylène Jampanoï est à l'affiche des 'Filles du botaniste' qui sort en salle aujourd'hui. Elle raconte sa collaboration avec le réalisateur chinois Daï Sijie et son équipe polyglotte, le tournage en 42 jours et son choix "d'oxygéner" sa carrière de comédienne en partant à l'autre bout du monde.

Une de nos collègues journalistes nous avait affirmé qu'elle était introvertie, peut-être même un peu désagréable. Son attachée de presse nous avait recommandé d'être bien à l'heure car on ne nous accorderait pas beaucoup de temps. Autant dire que nous ne faisions pas les fiers en pénétrant avec dix bonnes minutes de retard dans le café où devait se dérouler l'interview. C'est une jeune femme belle et souriante qui nous accueille, nous parle avec engouement et sincérité du film dont elle fait la promotion. Une jeune femme dont on tombe sous le charme en quelques minutes parce qu'elle est simple et passionnée. Et quand on lui fait remarquer que 2006 devrait la révéler au grand public puisqu'elle est à l'affiche de deux films, 'Les Filles du botaniste' de Daï Sijie et 'La Vallée des fleurs' de Nalin Pan, elle sourit humblement souhaitant que l'on attende encore quelques films avant de porter un jugement sur son jeu d'actrice. Nous ne dirons donc pas que Mylène Jampanoï a du talent, qu'elle dégage une émotion rare et qu'elle a laissé la moitié masculine de notre équipe sans voix.

Qu'est-ce qui vous a plu dans 'Les Filles du botaniste ?

J'avais lu 'Balzac et la petite tailleuse chinoise'. Je connaissais Daï à travers ses livres. Je connaissais un peu sa vie et le scénario parlait beaucoup de lui. 'Les Filles du botaniste' est en lien avec son histoire, le gouvernement et la censure. Je m'intéressais beaucoup à lui avant d'envisager de travailler avec lui. Le sujet de l'homosexualité m'a également intéressée. J'ai trouvé que c'était un thème dont il fallait parler. Pourquoi ne pas passer un message à travers un film. Certes c'était ambitieux de vouloir changer les moeurs, transformer les idées avec ce film mais tout cela me plaisait. L'idée politique me plaisait. Mais je me suis vite rendue compte que le film n'était pas que cela. Il n'était même pas ça du tout. Mais en lisant le scénario, je m'étais fait cette idée.

Alors qui est Min Li, le personnage que vous interprétez ?

C'est une fille qui sort de l'orphelinat tard, à l'âge de 20 ans. Elle vit dans une autre époque : les années 80, dont on connaît le contexte. Elle est perdue. Elle n'est pas homosexuelle, mais tombe amoureuse d'An, la fille du botaniste chez qui elle vient suivre des cours. Min est en manque d'amour depuis toujours. Elle découvre sa sexualité en même temps que l'amour. Aimer quelqu'un d'autre subitement. Etre recueillie par une famille, puis par An qui la met en confiance, est quelque chose de nouveau pour elle. C'est un peu un animal sauvage. Elle est différente. Elle n'a pas été élevée par un père autoritaire. En même temps, l'idée de rester dans la famille et de se marier avec le frère pour rester aux côtés d'An vient de cette dernière. Min Li n'est jamais victime, mais elle fait les choses qui lui viennent, qu'on lui propose. Elle n'est pas manipulatrice, elle est libre.

Comment vous êtes-vous glissée dans la peau de cette jeune orpheline chinoise ?

Je suis arrivée en Chine un mois avant le tournage. J'ai appris mes textes en phonétique. J'ai travaillé sur les textes avant les émotions. Je me suis inspirée des gens que je rencontrais là-bas, car je ne connais rien de la Chine, ni du Vietnam - c'est un film chinois tourné au Vietnam. Je me suis notamment inspirée d'une femme, d'une cinquantaine d'années, qui était vietnamienne et avec qui j'ai eu énormément d'affinités et de contacts. Elle m'a expliqué qu'il fallait que je désapprenne tout ce que je connaissais et ce que j'avais acquis au cours de théâtre et en France. On a fait les choses instinctivement et un peu dans l'urgence. Tout s'est passé très très vite.

Appréhendiez-vous de tourner dans une langue qui vous est étrangère ?

Je suis capable de dire oui à tout et puis de me débrouiller sur le terrain. Ca, c'est moi. Même si le soir venu j'ai envie de me tirer les cheveux et de pleurer. Il m'est arrivé de me dire "Mais qu'est-ce que tu fais, c'est pas possible !" C'était vraiment difficile.

Que Daï Sijie ait réécrit le rôle pour vous qui n'étiez pas chinoise mais métisse ne vous a-t-il pas mise en confiance ? C'est tout de même flatteur...

Oui, mais on ne pouvait pas vraiment faire autrement. Vous connaissez l'histoire du casting. Je suis arrivée pour trois jours en Chine, comme ça avec le même jean, le même T-shirt, un sac. Il faisait moins 12 degrés. J'appréhendais beaucoup ma première rencontre avec Daï. Je savais qu'il était très réticent parce que je n'étais pas son actrice. C'est très difficile pour un réalisateur d'imaginer quelqu'un d'autre. Il avait pensé à Zhou Xun - l'actrice de 'Balzac et la petite tailleuse chinoise' - dans ce rôle. Elle lui a dit non à la dernière minute. Il était vraiment déstabilisé. Quand il m'a vu arriver avec mes habitudes, avec un peu d'arrogance - car j'étais partie avec l'idée de le convaincre que c'était moi, il n'a pas vraiment aimé cela. Je m'y prenais un peu mal. En plus, il y avait cette histoire de lentilles de contact que les producteurs voulaient que je mette pour "faire chinoise". Il sentait le complot. Alors, j'y suis allée avec toute ma sincérité en lui demandant s'il avait envie de travailler avec moi et en lui disant que je ferai tout ce qu'il voudrait pour aller dans son sens.

Que retenez-vous de cette expérience polyglotte ?

Les techniciens étaient français et canadiens, nous tournions au Vietnam avec des Chinois... C'était le bordel ! Mais j'avais tourné, juste avant, quatre mois dans l'Himalaya (ndlr : 'La Vallée des fleurs' de Nalin Pan). Je joue l'opposé de Min. Je suis un démon, une femme manipulatrice. On tournait à 5.000 mètres d'altitude avec treize nationalités différentes. J'avais cette expérience qui m'avait mise dans l'ambiance. C'est d'ailleurs une ambiance dans laquelle je me retrouve. Dans l'urgence, l'incompréhension. Cela donne quelque chose d'intéressant, de sincère. On n'a pas le choix. On réfléchit moins. On y va, on se jette.



Les hommes n'ont pas une image très positive dans ce film. Quel regard l'Occidentale que vous êtes porte-t-elle sur cette société patriarcale ?

Ce sont deux caricatures masculines. Pour moi, ce ne pouvait être qu'une caricature. Je n'arrive pas envisager que ça puisse être comme ça, même si je sais que ça a forcément existé. Je n'ai tellement pas vécu là-dedans. Pour moi, tout cela était de l'ordre de la fiction. C'est ce qui m'a aidé à envisager les rôles masculins. De la même façon, je n'arrive pas à envisager que mon personnage existe vraiment.

Pourtant le scénario est basé sur une histoire vraie...

Oui. Je m'aidais de l'idée que l'homosexualité est quelque chose qui n'est pas acceptée. pas seulement en Chine d'ailleurs. Mais lorsque je me suis vue face à deux personnages masculins dans la peau d'une jeune fille très introvertie sous l'autorité masculine : là, j'ai eu plus de mal.

Vous venez de tourner dans deux films d'auteurs. Quel regard portez-vous sur ce nouveau tournant dans votre carrière ?

Deux films d'auteurs, dont l'un est également un film d'action et l'autre est un film purement poétique. J'avais un début de carrière en France, mais je ne trouvais pas un rôle principal intéressant. J'avais un vrai problème avec mon métissage. On me mettait facilement dans des rôles de jolie gonzesse facile ou dans une caricature du fantasme de la métisse. Cela peut être intéressant si ce sont de vrais rôles. Mais on ne proposait que de petits rôles très limités. Il fallait que je trouve une solution pour oxygéner un peu tout ça. Il me fallait trouver vraiment quelque chose pour commencer ma carrière. J'ai un peu bousculé les choses. Je suis allée voir la productrice en lui disant que j'avais lu le livre de Daï et que j'aimerais le rencontrer. Quelques années plus tard, elle m'a rappelé en me proposant de le rencontrer. Ce n'est donc pas un hasard. L'étranger m'amène un poids, une vraie profondeur, une vraie entrée dans le cinéma. Sans prétention. Il fallait que je fasse un vrai choix : ce n'était pas français, ce serait chinois. Les Chinois sont très ouverts à la France. Les quelques stars françaises qu'ils connaissent sont sublimées là-bas. Ils ont envie de l'Europe, de l'Occident. Davantage que nous nous avions envie de l'Asie - même si aujourd'hui les choses sont en train d'évoluer.

Un journaliste de Studio compare 'Les Filles du botaniste' au très oscarisé 'Brokeback Mountain'...

Oui, je comprends le parallèle mais c'est un résumé.

Vous avez d'autres projets à venir ? Notamment Cinekulte...

Nous sommes un groupe de jeunes acteurs, réalisateurs avec une énergie intéressante. Je crois beaucoup en l'énergie des jeunes réalisateurs, je suis plus intéressée de travailler avec des jeunes réalisateurs - pour créer un projet, un scénario - que d'être dirigée par un réalisateur qui a déjà 20 ans d'expérience et qui est hyper-reconnu dans le milieu. Nous sommes une dizaine à avoir pas mal de projets de cinéma. Nous cherchons à développer et à financer des scénarios. Nous avons également ce projet d'écriture sur Internet : un festival du film. Nous trouvons qu'il n'y a pas de festival auquel tout le monde peut participer. On en a un peu marre que le système soit dirigé uniquement par des professionnels. On a envie que ce soit un peu plus ouvert. On a donc imaginé ce projet international et grand public.

Pour finir et pour en revenir au film : qu'aimeriez-vous que l'on vous dise sur votre interprétation ? Et sur le film ?

Je souhaite qu'on l'envisage comme une première pour moi. Quant au film, j'ai envie qu'on le soutienne car il aborde plein de sujets différents. En ce qui me concerne, c'est un premier film. Je n'ai pas spécialement envie que l'on parle de ma prestation. Je préfère que l'on parle de moi après plusieurs films. "Moi" après ce film, ça ne veut rien dire. Il faut qu'on voie plusieurs choses avant de porter un jugement. Ce film, je l'aime et j'ai envie que les gens le prennent comme ça, comme une jolie histoire. Un joli film qu'on affectionne.

Mélanie Carpentier et Jean-Nicolas Berniche pour Evene.fr - Avril 2006

Posté par faust7556 à 01:34 - Cinéma - Commentaires [0] - Permalien [#]
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