Voici utilise une déclaration de Laurent Fabius pour une publicité
PARIS (AFP) - Le magazine people Voici (Prisma Presse) annonce le lancement mercredi d'une campagne nationale de publicité utilisant une déclaration et un portrait de Laurent Fabius, initiative que ce dernier condamne fermement, en plein débat sur la peopolisation de la vie politique.
Prévue en "grand format" mais aussi sur Internet et dans les magazines VSD et Voici, cette campagne reprend mot à mot une phrase extraite d'un entretien accordé à L'Express fin août par M. Fabius, un principaux candidats à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007 : "Je préfère dire +voici mon projet+, plutôt que : mon projet, c’est +Voici+".
L'ancien Premier ministre est présenté de face, particulièrement jovial: sa déclaration à L'Express figure au dessus de son portrait plein cadre, avec les slogans "Quand Laurent Fabius nous fait de la pub, c'est Royal" et "Voici, 1er sur les scoops".
Interrogé par l'AFP à propos de cette publicité, l'ancien Premier ministre s'est déclaré "tout à fait opposé à la dérive people de la politique et de la presse". "Cette utilisation faite à mon insu me renforce dans ma conviction", a ajouté M. Fabius.
Le parcours du futur tramway parisien jalonné d'oeuvres d'art contemporain
PARIS (AFP) - Le parcours du futur tramway parisien entre la porte d'Ivry et le pont du Garigliano (XIIIe, XIVe, XVe arrondissements) sera jalonné par 9 oeuvres d'art contemporain, notamment une sculpture en miroir sans tain ou un "totem" de 17 mètres de haut.
Confiées à des artistes contemporains de renommée internationale, ces oeuvres seront installées mi-décembre sur les boulevards des Maréchaux au moment de la mise en service du tramway. Co-financées par la région IDF, avec le soutien du ministère de la Culture, elles donneront "toute sa place à la culture dans l'espace public", estime la mairie, à l'initiative de cette exposition. Au milieu du pont du Garigliano (XVème), "Le téléphone" de Sophie Calle, conçu en collaboration avec l'architecte Franck O.Gehry, invitera les passants à décrocher lorsque la sonnerie retentit. L'artiste s'est engagée à téléphoner plusieurs fois par semaine pour raconter une histoire aux interlocuteurs de passage. "From Boullée to Eternity" de Dan Graham, grande architecture-sculpture en miroir sans tain, dans laquelle le passant pourra circuler, sera implantée devant le parc des expositions de la Porte de Versailles. Dans le XIVème, au parc Montsouris, Christian Boltanski a imaginé une oeuvre sonore "Les Murmures ", à partir de confessions amoureuses d'étudiants étrangers. Angela Bulloch investira l'Institut de Puériculture de Paris, avec "Incubate Lactate Perambulate", une ligne lumineuse animée d'un mouvement comparable à celui d'une rame. Bertrand Lavier propose "Mirage", un ensemble de palmiers qui fera irruption dans la perspective de la rue des Peupliers. A la porte d'Ivry, Didier Fiuza Faustino, artiste et architecte, érigera une sculpture ou totem contemporain de 17 mètres de haut.
"Minces, pas malades": les mannequins madrilènes font la moue
Par Virginie GROGNOU
MADRID (AFP) - "Nous sommes minces, pas malades", boudent en coulisses les mannequins de la Pasarela Cibeles à Madrid, qui s'est offerte un coup de pub mondial en excluant les "maigres" pour incitation à l'anorexie.
Grand rendez-vous de la mode madrilène - à couteaux tirés avec sa rivale de Barcelone - mais petit défilé comparé à ses concurrents Paris, New York ou Milan, la Pasarela Cibeles connaît cette année une effervescence inhabituelle. Sous l'immense chapiteau planté au cour du parc du Retiro, poumon vert de Madrid où se déroule pour la première fois la Pasarela, les filles longilignes qui participent aux défilés veulent avant tout se "concentrer sur le travail". Critiquée par les professionnels du secteur, saluée par les médecins qui y voient un bon exemple pour lutter contre l'anorexie, l'initiative de Madrid, une première en son genre dans le monde, ne laisse personne indifférent. Créateurs, organisateurs, mannequins: dans les allées du back stage, l'affaire est sur toutes les lèvres. Attirés par la polémique, les journalistes, en particulier étrangers, sont plus nombreux que jamais: 100 médias accrédités contre 60 l'an dernier. Italiens et Français ont plus d'yeux pour le tour de taille des filles que pour les collections printemps-été des créateurs, principalement espagnols. "Je suis avant tout là pour travailler", se lasse de répéter du haut de ses hauts talons Maria Vives, superbe blonde espagnole de 20 ans, tout juste sortie du défilé du créateur espagnol Javier Larrainzar, à une journaliste de l'AFP au bord du torticolis. La Tchèque Micha et la Roumaine Ana, qui font aussi partie des 48 mannequins sélectionnées cette année, refusent catégoriquement de revenir sur le sujet. "Les médias ont exagéré", estime Sara de Antonio, une Espagnole de 22 ans, assise à la porte des vestiaires en attendant d'être préparée pour le prochain défilé. "Ce n'est qu'une épreuve de plus du casting", ajoute-t-elle. Sara, comme Maria, Micha et Ana, a passé avec succès l'épreuve de la balance imposée par la Pasarela et le gouvernement autonome de Madrid, qui co-finance l'événement. Leur indice de masse corporelle (IMC, le poids en kilos divisé par la taille au carré) s'est révélé supérieur à 18, soit plus de 56 kg pour 1m75, la limite au-dessous de laquelle l'Organisation mondiale de la santé estime qu'une femme n'est pas en bonne santé. Mais cinq filles ont été recalées. "C'est dommage qu'elles ne soient pas là", regrette Maria. Certaines de ses amies "se sont même pas présentées" par peur d'être considérées comme "des filles malades", confie-t-elle. Les naturellement maigres sont "écartées d'office" déplore-t-elle, ajoutant: "Je ne suis pas contre la mesure, mais des analyses médicales seraient peut-être plus judicieuses" que le calcul de la masse corporelle. La directrice de la Pasarela Cibeles, Leonor Perez Pita, tailleur sombre, cheveux noirs rassemblés en un impeccable chignon, est ravie de son initiative. "Je serais enchantée que cela crée un précédent et que les autres défilés du monde nous imitent", confie cette élégante sexagénaire, mariée à un ancien président du groupe Telefonica, le géant espagnol des télécommunications. "La Pasarela Cibeles n'a pas besoin de publicité, elle est déjà bien assez connue", répond-elle aux critiques. Dehors, Rafael et Luis, deux retraités madrilènes, se régalent des défilés diffusés sur un écran géant installé dans l'allée centrale du parc du Retiro. "Une chose est sûre, celles-ci font plus femmes" que les mannequins filiformes des éditions précédentes. "Elles sont belles".
No Doubt - It's my life
"Mieux vaut vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton." PROVERBE ITALIEN