- Les Chroniques de Faust -

"Je est un autre." Rimbaud

dimanche 31 décembre 2006

Bonne Année !

Je vous souhaite à tous de passer un bon réveillon et par avance une excellente année 2007, avec plein de bonheur, d'amour, de santé et de réussite...

Que tous vos rêves se réalisent !

Pour ma part, je vais passer le réveillon à Rennes et entamer la nouvelle année en Bretagne.

Je serai donc absente jusqu'au 8 janvier.

A très bientôt !

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Saddam Hussein inhumé dans la nuit dans son village natal

SADDAM HUSSEIN INHUMÉ DANS SON VILLAGE NATAL À AOUDJA

BAGDAD (Reuters) - Saddam Hussein a été inhumé peu avant l'aube dimanche dans son village natal d'Aoudja, près de Tikrit, dans le nord de l'Irak, lors d'une cérémonie menée selon le rite musulman en présence d'un petit nombre de membres de sa tribu.

De nouvelles images, de mauvaise qualité, ont par ailleurs été diffusées sur internet qui montrent l'intégralité de l'exécution de l'ancien dictateur.

Selon une source proche de dignitaires religieux sunnites locaux ayant assisté aux funérailles de l'ex-raïs, une première cérémonie a d'abord eu lieu à Tikrit en présence de nombreuses personnes dans une mosquée qu'avait fait construire Saddam Hussein dans les années 1980.

Conformément au rite musulman, son corps avait été lavé et enveloppé dans un linceul blanc. La dépouille de l'ancien dictateur, qui avait été acheminée de Bagdad à Tikrit par un hélicoptère de l'armée américaine, a ensuite été amenée à Aoudja.

Saddam Hussein a été inhumé en présence d'un petit nombre de responsables locaux et de chefs tribaux, qui ont joué un rôle considérable dans son ascension.

La télévision nationale irakienne a montré son cercueil enveloppé du drapeau irakien et diffusé des images des prières pendant la cérémonie.

Mohammed Al Kaisi, gouverneur de la province de Salahaddin, a déclaré à Reuters avoir assisté à l'enterrement, qui a débuté à 3h05 heure locale (00H05 GMT) et duré 25 minutes. Ali al Nida, le chef de la tribu des Albou Nasser, était également présent.

Une source proche de la famille de Saddam Hussein a confirmé qu'il avait été inhumé à Aoudja, où ses fils Oudaï et Kousaï, tués par les forces américaines en 2003, sont également enterrés dans une concession familiale du cimetière.

La cérémonie s'est déroulée sous l'étroite surveillance de soldats américains et irakiens, a précisé la source proche des dignitaires sunnites.

"VA AU DIABLE"

Condamné à mort pour crimes contre l'humanité, l'ex-raïs avait été exécuté par pendaison samedi peu avant l'aube.

Des chaînes de télévision arabes ont diffusé de nouvelles images de son exécution, apparemment prises par des gardes ou par des responsables ayant assisté à l'exécution avec une caméra de mauvaise qualité ou un téléphone portable.

L'angle de vue est différent par rapport à l'enregistrement diffusé samedi seulement quelques heures après l'exécution par la télévision nationale irakienne.

Par ailleurs, un enregistrement vidéo mis en ligne sur internet montre Saddam Hussein tomber dans une trappe alors qu'il entonne la profession de foi des musulmans. Il est soudainement interrompu alors qu'il entame le deuxième verset : "Je suis témoin que Mohammed ...".

Ce nouvel enregistrement donne également à entendre les propos échangés entre l'ancien dictateur et ses bourreaux, alors qu'il s'avançait, l'air calme et impassible, vers le gibet dans une base militaire du nord de Bagdad autrefois utilisée par ses services de renseignement de sinistre réputation.

A un moment, une personne clame "Moktada, Moktada, Moktada", en référence au jeune imam chiite radical Moktada al Sadr dont le père a été assassiné en 1999 probablement par des agents de Saddam Hussein. On peut également entendre les mots "va au diable" dans l'enregistrement visionné par le personnel irakien de Reuters à Bagdad.

Selon un témoin cité par le New York Times, l'un des gardes a violemment pris à partie Saddam Hussein juste avant son exécution : "Tu nous a détruits. Tu nous a tués. Tu nous a fait vivre dans la misère".

Saddam Hussein a répondu : "Je vous ai sauvés du déclin et de la misère et détruit vos ennemis: les Perses et les Américains".

Le garde lui a alors dit: "Que Dieu te maudisse". "Que Dieu te maudisse", a répondu Saddam Hussein.

Ce nouvel enregistrement pourrait alimenter la colère des anciens partisans de Saddam Hussein qui estiment que le procès puis l'exécution du dictateur déchu ont été le fait de la "justice des vainqueurs".

INHUMATION DISCRETE

Le gouvernement irakien avait un temps laissé entendre que Saddam Hussein pourrait être inhumé dans un endroit secret sans marque distinctive pour qu'il ne devienne pas un lieu de rassemblement pour les baassistes mais il semble donc s'être ravisé et avoir opté pour Aoudja, où sont enterrés ses deux fils.

Aoudja est un petit village dont les habitations, imposantes, trahissent le fabuleux enrichissement dont il a bénéficié sous le régime de Saddam Hussein.

Pendant son règne sans partage sur l'Irak, les membres des clans de la région de Tikrit et plus généralement la minorité sunnite ont dominé le pays, aux dépens des chiites, majoritaires et des Kurdes.

L'exécution de l'ancien président, renversé en avril 2003, clôt un chapitre de l'histoire irakienne entamé il y a trente ans avec son arrivée au pouvoir, marqué notamment par une guerre au coup humain exorbitant avec l'Iran et l'invasion du Koweït, qui a mué cet allié privilégié de l'Occident en paria, puis en ennemi juré des Etats-Unis.

Mais sa mort, comme l'a déclaré le président américain George Bush dans un communiqué, ne met pas un terme aux violences qui poussent l'Irak vers la guerre civile.

Plus de 70 personnes ont été tuées hier dans la capitale et dans la ville chiite de Koufa près de Nadjaf, dans une série d'attentats à la voiture piégée imputés à la guérilla sunnite.

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samedi 30 décembre 2006

Derniers voeux du quinquennat pour Chirac avant une année électorale majeure

Par Emmanuel SEROT

PARIS (AFP) - Jacques Chirac adressera dimanche soir aux Français les derniers voeux de son quinquennat, avant une année d'élections majeures dont il devrait cadrer les enjeux, tout en s'efforçant de montrer qu'il reste à la barre jusqu'au bout.

Après une année plus facile pour lui que 2005 - marquée par l'échec de son référendum sur l'Europe, ses ennuis de santé et les émeutes en banlieue - le chef de l'Etat veut maintenir l'incertitude sur sa candidature.

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Soucieux de ne pas paraître s'effacer, Jacques Chirac, 74 ans, a prévu de n'annoncer qu'au cours du premier trimestre s'il brigue ou non un troisième mandat. Une perspective jugée hautement improbable jusque dans son camp, notamment en raison de sondages défavorables.

Nombre de chiraquiens en ont pris acte en ralliant Nicolas Sarkozy, qui n'était d'évidence pas le candidat de son coeur et qui devrait être plébiscité par l'UMP le 14 janvier.

Dimanche à 20H00, depuis l'Elysée, le président adressera ses voeux aux Français pour la douzième fois depuis 1995.

Ce sera, selon l'Elysée, "l'occasion de tracer des perspectives". "Il évoquera les grandes échéances qui, à ses yeux, doivent être présentes dans l'esprit des Français".

Rentré de vacances au Maroc, Jacques Chirac devrait évoquer la préparation de la présidentielle et des législatives, les priorités de l'action du gouvernement, le combat contre le chômage, la cohésion sociale, les conditions de maintien du dynamisme économique.

Il parlera aussi de la place de la France dans le monde et de construction européenne.

Ces derniers mois, Jacques Chirac n'a cessé d'afficher sa volonté de "ne pas lever le pied".

Cette année a vu son Premier ministre Dominique de Villepin mis à mal dans la crise du CPE, mais c'est aussi celle où le chômage - priorité de ses deux mandats - est passé sous la barre des 9%, pour la première fois depuis 2002.

La crise au Liban, cet été, où la France a pris le commandement de la force de l'Onu, lui a permis de se placer en première ligne sur le plan international. Il a enchaîné à l'automne deux visites d'Etat (Arménie, Chine) et plusieurs sommets.

A la mi-janvier, Jacques Chirac présidera à Paris une conférence internationale pour la reconstruction du Liban, suivie en février d'une autre, à son initiative, sur l'environnement.

Sur le plan intérieur, de la sécurité routière au plan de lutte contre le cancer et le sida ou la défense de l'environnement, il s'est efforcé d'apparaître au-dessus des rivalités politiques.

Jacques Chirac, qui a voulu clarifier des zones d'ombre de l'histoire de France - esclavagisme, colonialisme, pensions d'anciens combattants bloquées - doit, le 18 janvier, rendre hommage aux Justes de France qui ont sauvé des Juifs pendant la guerre.

Au premier trimestre, il doit par ailleurs convoquer députés et sénateurs en Congrès pour modifier la Constitution sur trois points importants: abolition de la peine de mort, corps électoral de Nouvelle-Calédonie, statut pénal du chef de l'Etat, des engagements pris à l'orée ou au cours de son mandat.

Les traditionnelles cérémonies des voeux présidentiels, qui s'étalent sur une dizaine de jours, commenceront cette année dès le 3 janvier

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Meredith Brooks - "Bitch"


Meredith Brooks - Bitch
envoyé par jesus_lizard

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Rentrée littéraire de janvier: 550 romans au programme

Par Dominique CHABROL

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PARIS (AFP) - Près de 550 nouveaux romans, français et étrangers, sont programmés dans les deux prochains mois, pour la rentrée littéraire d'hiver, entre têtes d'affiches et nouveaux venus dans le bain de l'édition.

La rentrée 2007 est marquée par l'actualité électorale, qui inspire plusieurs essais de politique-fiction et monopolise le débat à l'approche du scrutin.

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Avec 353 titres, la production française est en légère baisse par rapport à janvier dernier (-12), alors que le nombre de romans étrangers est stable, avec 189 titres (+2), selon les chiffres du magazine spécialisé Livres Hebdo.

Janvier est le rendez-vous traditionnel des écrivains déjà couronnés qui ne courent plus les prix littéraires. Quatre anciens Goncourt répondent cette année à l'appel : Jean-Christophe Rufin avec "Le parfum d'Adam" (Flammarion), un thriller sur l'écologie radicale, Pierre Combescot avec "Faut-il brûler la Galigaï?" (Grasset), Paule Constant qui publie "La bête à chagrin" (Gallimard) et Jacques-Pierre Amette, "Un été chez Voltaire" (Albin Michel).

Egalement parmi les valeurs sûres de janvier : Jérôme Garcin, Marc Dugain, Marie NDiaye, Pierre-Jean Remy, Eric Holder ou Philippe Besson.

Avec 67 titres en deux mois (-10), le nombre des premiers romans est également en baisse. La génération SMS innove, avec "Je T'M" (Calmann-Lévy) d'Isabelle Le Louarn ou "Pomme Q" (Michalon) d'Emilie Stone, qui fait de son ordinateur le personnage de son roman. A seulement 22 ans, Guillaume Sire, benjamin de la promo, signe "Les confessions d'un funambule" à La table ronde.

L'introspection et tout ce qui fait de l'auteur l'objet de son propre livre revient avec les premiers froids. Mais la société tout entière inspire cet hiver les auteurs français, souvent accusés de céder au nombrilisme: l'immigration, avec "Douce France" (Grasset) de Karine Tuil, les OGM, avec "Soleil d'enfer" (L'Archipel) de Thomas Abercorn (c'est un pseudonyme), ou la vie de bureau, avec "La working girl" (Stock) de Sophie Talneau.

C'était tentant! L'élection présidentielle inspire son lot de fictions plus ou moins cryptées. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy apparaissent sous leurs vrais noms dans "Le pacte secret" (Albin Michel) d'Albert Algoud et Pascal Fioretto. Mais "Rase campagne" (Privé), "Main basse sur l'Elysée" (Hugo roman) ou "Hôtel des ministres" (Fayard) misent également sur la proximité de l'élection.

Désormais retiré de la politique, l'ancien ministre François Léotard livre en revanche "Le silence" (Grasset), un roman loin du brouhaha de la campagne.

Casting haut de gamme au rayon littérature étrangère, avec une prédominance anglo-saxonne : Martin Amis, Julian Barnes ou William Boyd pour le roman anglais, Cormac McCarthy, Paul Auster ou Percival Everett côté américain.

Mais toutes les littératures sont représentées. Du Japonais Haruki Murakami, avec "Le passage de la Nuit" (Belfond), à l'Espagnol Arturo Perez-Reverte, qui évoque son passé de correspondant de guerre dans "Le peintre des batailles" (Seuil).

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Exécution de Saddam Hussein

Saddam Hussein a été pendu à l'aube à Bagdad

Par Thibauld MALTERRE

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BAGDAD (AFP) - Saddam Hussein, condamné pour l'exécution de 148 villageois mais accusé d'avoir provoqué des dizaines de milliers de morts, a été pendu samedi à l'aube, "résolu et courageux" selon un témoin.

"Saddam est monté calmement à la potence, il était résolu et courageux", a raconté à la télévision nationale Iraqia le Conseiller à la sécurité nationale, Moaffaq al-Roubaï.

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Voir la vidéo

L'exécution de l'ancien président irakien, juste avant 06H00 (03H00 GMT), qui n'a pas donné lieu à de grandes scènes de liesse, a été saluée par le président américain George Bush comme une "étape importante" de l'Irak vers la démocratie.

La télévision irakienne a diffusé dans la matinée à plusieurs reprises une séquence d'une vingtaine de secondes de l'exécution.

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Ces images montrent Saddam Hussein, les mains attachées dans le dos, le visage découvert, que deux bourreaux encagoulés poussent vers une potence de métal avant de lui passer une corde autour du cou. Les images s'arrêtent et ne montrent pas la pendaison elle-même.

Ses dernières paroles, selon le juge Mounir Haddad, ont été: "J'espère que vous resterez unis et je vous mets en garde: ne faites pas confiance à la coalition iranienne, ces gens sont dangereux".

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L'ancien président semblait viser la coalition à dominante chiite au pouvoir, que beaucoup de sunnites considèrent comme une émanation de l'influence de l'Iran.

Le Premier ministre Nouri al-Maliki, se félicitant de l'"exécution du criminel Saddam", lui a indirectement répondu en lançant un appel à la réconciliation, à l'intention des partisans de l'ancien régime dont "les mains ne sont pas tâchées de sang".

La TV d'Etat a annoncé par erreur que les deux co-accusés de Saddam Hussein, son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar, lui avaient succédé sur le gibet. En fait leur exécution a été reportée au dernier moment de quelques jours pour mettre mieux en valeur celle de Saddam Hussein, selon M. Roubaï.

Le corps "pourrait être remis à sa famille pour être enterré", a-t-il dit, rompant le mutisme officiel sur le sort de la dépouille.

La nouvelle de l'exécution a été accueillie par des tirs de joie à Najaf, ville sainte chiite du sud de l'Irak, selon un correspondant de l'AFP.

Mais elle l'a été dans une relative indifférence à Bagdad, où l'annonce de la mort de l'ex-dictateur n'a été saluée que par quelques tirs dans les quartiers majoritairement chiite.

La situation était normale samedi en fin de matinée dans les rues de la capitale, moins fréquentée que d'habitude en ce premier jour des célébrations de l'Aïd al-Adha, la fête musulmane du Sacrifice.

L'exécution "ne mettra pas fin à la violence en Irak, mais c'est une étape importante sur la route de l'Irak vers une démocratie qui peut se gouverner, être autosuffisante et se défendre, et être un allié dans la guerre contre le terrorisme", a déclaré le président américain dans un communiqué.

L'ancien président "a payé", a estimé le gouvernement britannique, tout en réaffirmant son opposition de principe à la peine de mort.

Le ministère français des Affaires étrangères a "pris acte" de l'exécution et a appelé les Irakiens à "regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale".

Human Rights Watch a condamné dans une déclaration la pendaison: "Saddam Hussein était responsable de terribles et nombreuses violations des droits de l'homme, mais ces actes, aussi brutaux soient-ils, ne peuvent justifier son exécution, une punition cruelle et inhumaine".

La nouvelle de l'exécution a également été reçue comme une "nouvelle tragique" au Vatican, opposé à la peine de mort, tout comme au Conseil de l'Europe qui estime que l'Irak a manqué une occasion "de rejoindre le monde civilisé".

Le ministère russe des Affaires étrangères a également regretté que les appels internationaux à la clémence n'aient pas été écoutés.

Saddam Hussein, qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à la chute du régime en avril 2003, a été condamné à mort le 5 novembre pour le massacre de 148 villageois chiites de Doujaïl (au nord de Bagdad) tués en représailles après un attentat manqué contre le convoi présidentiel en 1982.

Son appel a été rejeté le 26 décembre.

Agé de 69 ans, Saddam Hussein avait été arrêté en décembre 2003. Sa mort met fin à toutes les poursuites qui avaient été engagées contre lui, en particulier le procès Anfal, où il était jugé pour génocide contre la population kurde et accusé d'être responsable de la mort de 180.000 personnes en 1987-1988.

Il était détenu depuis près de deux ans en un endroit tenu secret, sur une base militaire américaine à Bagdad.

Saddam Hussein avait été arrêté le 13 décembre 2003 près de son fief de Tikrit par des soldats américains alors qu'il se terrait au fond d'un trou.

Les images de l'homme longtemps le plus craint de l'Irak, l'air hagard, une barbe hirsute et en train de se faire examiner la bouche par un militaire américain, avaient fait le tour du monde.

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Saddam Hussein tout proche de la potence ?

CONFUSION AUTOUR DE L'EXÉCUTION DE SADDAM HUSSEIN

BAGDAD (Reuters) - Saddam Hussein pourrait être exécuté dans les heures qui viennent, ont affirmé vendredi plusieurs responsables irakiens, tandis que le Premier ministre Nouri al Maliki rencontrait des représentants américains pour déterminer si la pendaison pouvait avoir lieu avant l'Aïd el Adha qui débute samedi.

Le chef du gouvernement en a d'ores et déjà donné l'ordre, après avoir obtenu le feu vert du chef de l'Etat et du ministre de la Justice, a ainsi déclaré à Reuters Sami al Askari, un proche allié de Maliki au sein de son parti politique.

SADDAM HUSSEIN A ÉTÉ REMIS AUX AUTORITÉS IRAKIENNES, SELON SES AVOCATS

Mais l'Aïd el Adha, la fête du sacrifice, qui s'étale sur une semaine à compter de samedi à midi (09h00 GMT), pourrait entraîner le report de l'exécution si les derniers détails, tels que le lieu et le sort du corps, ne sont pas réglés dans les heures qui viennent avec les autorités américaines, a-t-il poursuivi.

"Si ce n'est pas cette nuit, ce sera après l'Aïd", a conclu Askari.

Le code pénal en vigueur sous le règne de Saddam Hussein, en accord avec les sensibilités religieuses, interdit les exécutions pendant ce temps fort du calendrier musulman qui s'achève le 6 janvier et coïncide avec le pèlerinage de la Mecque.

"Il pourrait être pendu cette nuit", a également estimé un haut fonctionnaire irakien interrogé par Reuters au terme d'une journée rythmée par de multiples informations contradictoires. La condamnation à mort de l'ex-raïs, reconnu coupable de crimes contre l'humanité le 5 novembre pour le meurtre de 148 chiites à Doudjaïl en 1982, a été confirmée mardi en appel.

UNE POTENCE DRESSÉE DANS LA "ZONE VERTE"

Le choix du moment incombe aux autorités irakiennes, mais Mounir Haddad, juge à la Cour d'appel, a dit s'attendre à sa pendaison dès samedi. De source proche du parquet, qui doit être représenté à l'exécution, on indique qu'aucune convocation n'a été transmise.

Une chaîne de télévision irakienne assurait toutefois vendredi soir qu'une potence avait été dressée dans la "zone verte", siège de l'administration irakienne et ancien palais présidentiel du condamné, dans le centre de Bagdad.

L'administration américaine est restée muette quant à la teneur des discussions avec Maliki, mais le département d'Etat a démenti les déclarations du principal avocat de Saddam Hussein, selon lequel l'US Army l'aurait d'ores et déjà remis aux autorités irakiennes en vue de son exécution. En tous les cas, son transfert ne sera effectif qu'une fois sur les marches du gibet, a-t-on assuré se source irakienne.

Comme pendant son procès, les Etats-Unis souhaitent que le président déchu soit traité conformément aux usages internationaux, notamment pour éviter les débordements.

Sa pendaison pourrait faire redoubler de colère une minorité sunnite déjà très remontée et décevoir de nombreux Kurdes, qui souhaitent le voir jugé pour génocide contre leur communauté.

Le Premier ministre irakien, dont l'autorité au sien du gouvernement de coalition a été mise en doute, semble pourtant être parvenu à faire prévaloir l'avis de la majorité chiite, favorable à une exécution rapide.

Maliki, qui s'est entretenu dans la journée avec le ministre de la Justice, responsable de l'organisation, et le conseiller national à la sécurité, qui serait chargé du rétablissement de l'ordre en cas de réaction violente de la rue, s'est d'ailleurs prononcé pour une mise à mort "sans délai".

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"Le désir fleurit, la possession flétrit toutes choses."

Marcel Proust

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REM - "Everybody hurts"


REM - Everybody Hurts
envoyé par pioncita

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vendredi 29 décembre 2006

La candidate du PS à la présidentielle se rend ce soir au bord du canal à Paris, où 200 tentes ont été installées pour les SDF.

Ségolène Royal se rendra vendredi 29 décembre au soir au bord du canal Saint-Martin à Paris, où l'association les Enfants de Don Quichotte a installé 200 tentes pour les SDF, a-t-on appris dans l'entourage de la candidate du PS à la présidentielle.

Ségolène Royal doit se rendre à 20h30 sur place, où le "campement solidaire" est installé depuis le 19 décembre.

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