- Les Chroniques de Faust -

"Je est un autre." Rimbaud

jeudi 11 janvier 2007

Sarkozy pas pressé de quitter son ministère

NICOLAS SARKOZY N'EST PAS PRESSÉ DE QUITTER SON MINISTÈRE

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a réaffirmé jeudi qu'il ne serait plus ministre lors du scrutin présidentiel d'avril-mai mais il a refusé de dire quand il démissionnerait.

"J'ai indiqué il y a quelque temps que je ne serai pas ministre de l'Intérieur au moment de l'élection présidentielle. Je confirme", a dit le candidat de l'UMP lors d'une conférence de presse sur son bilan comme ministre de l'Intérieur.

Il a déclaré avoir "une idée" de la date de son départ mais a refusé d'en dire plus, ajoutant qu'il partageait "point par point le même sentiment sur la question" avec le président Jacques Chirac.

Selon son entourage, Nicolas Sarkozy devrait rester à son poste de ministre de l'Intérieur "au moins jusqu'à la fin de la session parlementaire", qui interviendra fin février, le premier tour de la présidentielle étant prévu le 22 avril.

Lors de ses voeux à la presse, quelques heures plus tôt, le chef de l'Etat avait jugé "légitime" que des ministres prennent part au débat électoral mais réaffirmé qu'il ne fallait pas que ce soit "au détriment du travail gouvernemental".

"Il m'a demandé de faire les deux, j'obéirai", a commenté Nicolas Sarkozy, qui a jugé "possible" de faire campagne tout en restant en fonction.

Il a invoqué un "grand exemple", celui du chef de l'Etat lui-même, qui a fait campagne pour sa réélection en 2002 tout en étant en fonction à l'Elysée : "L'exemple vient d'en haut. S'il l'a fait, je dois bien pouvoir le faire."

Sa conférence, initialement prévue vendredi, avait été avancée d'un jour, ce qui l'a fait coïncider avec les voeux de Jacques Chirac. Nicolas Sarkozy a assuré cela n'était l'objet d'aucun désaccord ."On s'en est parlé, le président de la République et moi. On est raccord sur ce point, aucun problème, pas l'ombre d'une difficulté."

"J'ai pensé que ma conférence de presse de bilan de ministre de l'Intérieur, il eut été dommage qu'elle ait lieu demain parce que demain vous risquez de parler du congrès (de l'UMP)", a-t-il ironisé à l'adresse des journalistes. "Ça m'aurait permis d'occuper deux jours les médias, moi qui les occupe si peu !"

"UNITAIRE POUR TOUS"

Lors de son congrès, dimanche, l'UMP apportera officiellement son soutien au candidat Nicolas Sarkozy, à l'issue d'une consultation des adhérents du parti.

Le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'il n'avait été ni "peiné" ni "surpris" par l'annonce par le Premier ministre Dominique de Villepin et le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré qu'ils ne participeraient pas au vote.

"Peiné, ça serait exagéré. Surpris, ça voudrait dire que je n'ai pas pris l'habitude. Et pour le reste, je serai unitaire pour tous parce que c'est mon rôle", a-t-il dit.

"Je suis convaincu qu'il faut que je rassemble, qu'il faut que j'apaise et qu'il y a une très grande volonté de mobilisation de la part de notre électorat, qui se traduira par un congrès très unanime et très enthousiaste dimanche. La suite, j'essaierai qu'elle se passe le mieux possible", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre, chahuté mardi par les députés "sarkozystes" à l'Assemblée nationale, semble hésiter à aller au congrès, comme il en avait initialement annoncé l'intention.

"Je respecte l'hésitation du Premier ministre", a dit Nicolas Sarkozy, qui ne s'est pas non plus ému que Jacques Chirac n'ait pas l'intention d'adresser un message au congrès.

"Je ne vois pas pourquoi, en tant que président de la République, il enverrait un message à un parti politique qui choisit d'élire son candidat", a-t-il dit.

Il a en revanche jugé "plutôt sympathiques" les propos tenus le matin par Jacques Chirac et laissé entendre que le président l'en avait averti : "D'une certaine façon, il a légitimisé le processus qui se déroule. Je n'ai pas été surpris de ce qu'il a dit. Peut-être même que j'avais été prévenu de ce qu'il a dit."

Jacques Chirac a dit que les partis devaient "jouer tout leur rôle, bâtir de véritables projets (...) et se mettre en ordre de marche à l'approche des échéances électorales".

"Le Parti socialiste l'a fait à la fin de l'année dernière. Dimanche prochain, l'UMP, parti dont j'ai souhaité la création et auquel je suis attaché, le fera très normalement, très naturellement à son tour", a ajouté le chef de l'Etat.

Posté par faust7556 à 21:09 - Politique - Commentaires [0] - Permalien [#]


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