- Les Chroniques de Faust -

"Je est un autre." Rimbaud

mardi 26 septembre 2006

Le sourire mystérieux de la Joconde est celui d'une jeune mère

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OTTAWA (AFP) - Le sourire mystérieux de la Joconde est celui d'une femme qui vient d'avoir un enfant révèle une étude canadienne à base d'imagerie numérique en trois dimensions, montrant aussi que le chef d'oeuvre de Léonard de Vinci, bien que fragile, a encore de beaux jours devant lui.

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) a dévoilé mardi à Ottawa les résultats d'une étude commanditée par le musée du Louvre et réalisée grâce à un système de balayage laser sophistiqué, en couleurs et en trois dimensions.

"C'est Mona Lisa comme on ne l'avait jamais vue avant", a déclaré Pierre Coulombe, président du CNRC, au cours d'un point de presse.

L'étude a permis de découvrir, selon Bruno Nottin du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), que Mona Lisa était enveloppée d'un "voile de gaze" fine et transparente normalement porté à l'époque par les femmes enceintes ou venant d'accoucher. C'est quelque chose qui n'avait pas été vu jusqu'à présent à cause du vernis qui cachait ce détail.

"C'est une femme qui vient d'avoir un enfant, qui se tourne vers nous et sourit légèrement. C'est un tableau qui fascine et qui le mérite", a-t-il dit.

M. Nottin a souligné qu'il n'y avait "pas de mystère dans le tableau, comme dans le Da Vinci Code", le livre de Dan Brown, mais que le tableau recèle toute la technique du maître. "C'est cela le vrai mystère que nous avons découvert", a-t-il dit.

Il a aussi indiqué que Léonard de Vinci avait changé d'avis en cours de route, peignant la Joconde les cheveux libres, après lui avoir d'abord fait porter un bonnet.

Les travaux des 11 chercheurs canadiens montrent que les millions de personnes qui viennent admirer la jeune femme au sourire énigmatique pourront le faire encore longtemps.

"Le panneau de bois sur lequel la Joconde est peinte est sensible à la température et aux variations climatiques. Toutefois, dans les conditions d'entreposage actuelles, il n'y a aucun risque de dégradation", a indiqué le CNRC.

Bien que fissurée, la couche de peinture reste soudée au panneau de peuplier qui lui sert de support. "Pour une oeuvre vieille de 500 ans, c'est une excellente nouvelle", a jugé un des chercheurs John Taylor.

"Le balayage 3D de la Joconde ne nous a pas seulement aidés à approfondir notre compréhension de la technique "sfumato" utilisée par Léonard, constituée d'effets vaporeux fortement ombrés, mais nous aidera aussi à nous attaquer aux problèmes de conservation", a déclaré Henri Loyrette directeur du musée du Louvre.

Tous les mystères du voile vaporeux qui enveloppe le sourire le plus célèbre du monde n'ont cependant pas été percés et les experts vont poursuivre leurs recherches sur la célèbre technique du "sfumato".

La technologie de numérisation laser 3D permet de déceler le relief engendré par les coups de pinceau sur une toile. Mais, souligne M. Taylor, "la surface de la Joconde ne révèle aucun des coups de pinceau. La couche de pigment est extrêmement mince et uniforme".

"La technique du maître ne ressemble donc à aucune autre. Léonard de Vinci est un cas à part", souligne-t-il. M. Taylor n'a d'autre part découvert aucune empreinte digitale, même si certains experts pensent que Léonard de Vinci a peint avec ses doigts, comme il l'a fait à d'autres occasions.

A la demande du Centre de recherche et de restauration des musées de France, des chercheurs du CNRC s'étaient rendus au musée du Louvre pour numériser la Joconde à l'aide d'un scanner 3D, capable de numériser des images en trois dimensions d'une profondeur de 10 micromètres, soit environ un dixième du diamètre d'un cheveu humain.

La numérisation a été effectuée pendant deux nuits en octobre 2004 par les chercheurs à qui il a fallu plus d'un an pour analyser les résultats.

Leurs travaux montrent également qu'une fissure de 12 cm sur la moitié supérieure de la peinture, "semble être stable et ne s'est pas aggravée au fil du temps".

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jeudi 21 septembre 2006

Vernissage Expo Jef Aérosol

DSC00465Jef Aérosol (peintures) & Brian.S.Pace (objets)

exposition du 21 septembre au 14 octobre 2006

vernissage le jeudi 21 septembre à 19h

Galerie Ligne13

13 rue de la Condamine 75017 Paris

(Metro La Fourche ou Place Clichy)DSC00469

www.galerieligne13.com

http://jefaerosol.free.fr

http://www.myspace.com/jefaerosol

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Cabu et Paris

A partir d'aujourd'hui, exposition "Cabu et Paris" à l'Hôtel de Ville de Paris jusqu'au 27 janvier 2007. A voir...

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Cabu, célèbre journaliste en dessin dans les journaux tels que Charlie Hebdo ou encore le Canard Enchaîné, est à l'honneur dans une exposition à l'initiative de Bertrand Delanoë.
S'il est habituellement spécialisé dans le registre de l'humour, l'artiste nous montre une autre facette de son talent.
Aidé par son ami de longue date Bernard Fournier dans le choix des dessins, il nous offre une exposition dont le thème s'articule autour de Paris.
Au total, ce sont 68 planches représentant la Seine, les villages, le patrimoines, le passé et encore bien d'autres merveilles.

Venez vite découvrir les petites histoires de Paris à travers Cabu...

Hôtel de ville, entrée libre de 10h à19h tous les jours excepté dimanche et jours de fête, du 21 septembre 2006 au 27 janvier 2007

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Biennale de Venise 2007 : Daniel Buren, commissaire associé de Sophie Calle

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PARIS (AFP) - L'artiste Daniel Buren sera le commissaire associé de Sophie Calle à la Biennale de Venise 2007 (10 juin - 21 novembre), a annoncé jeudi un communiqué de Culturesfrance et du ministère de la Culture.

La photographe et cinéaste avait "passé une annonce dans divers supports de presse français et étrangers" pour recruter son commissaire associé afin de "l'accompagner dans la réalisation du pavillon français".

Elle a choisi Daniel Buren, "parmi plus de 200 réponses à cette annonce insolite, dans l'esprit même de son travail", ajoute le communiqué.

Sophie Calle, tout à la fois écrivain, artiste conceptuelle, photographe, cinéaste et même détective, représente la France à la 52e Biennale internationale d'art contemporain de Venise en 2007.

Culturesfrance, qui assure le commissariat général du pavillon français, oeuvre pour la diffusion de la culture française à l'étranger.

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lundi 18 septembre 2006

Expo Galerie Ligne 13

Jef Aérosol (peintures) & Brian.S.Pace (objets)

exposition du 21 septembre au 14 octobre 2006

vernissage le jeudi 21 septembre à 19h

Galerie Ligne13

13 rue de la Condamine 75017 Paris

(Metro La Fourche ou Place Clichy)

01 42 93 13 37

www.galerieligne13.com

http://jefaerosol.free.fr

www.myspace.com/jefaerosol

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"Autour de Mona Lisa"

Depuis 6 mois maintenant, le projet "Autour de Mona Lisa" est lancé sur le site www.jysuisjyreste.com

L'objectif visé est de construire, de manière collaborative, une représentation digitale de MonaLisa à partir de visages ou de regards.

Cette oeuvre (disponible pendant plusieurs années sur Internet) constituera aussi un portail d'accès pour toutes les personnes qui aiment et qui soutiennent les arts : chaque élément de l'œuvre référençant un site internet.

Près de 100 artistes nous ont déjà rejoint, et le site attire actuellement 250 visiteurs différents chaque jour.

Si vous le souhaitez, vous pouvez participer vous aussi à ce projet en réservant un espace qui vous permettra de vous faire connaître, tout en collaborant à une oeuvre originale.


         **J'ysuis J'y reste c'est aussi un site d'enchères pour des oeuvres caritatives **

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mercredi 13 septembre 2006

J'aimerais beaucoup aller visiter cette "Demeure du Chaos"...

La cour d'appel de Lyon autorise la "Demeure du Chaos" à rester en l'état

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LYON (AFP) - La cour d'appel de Lyon a autorisé mercredi l'homme d'affaires et amoureux des arts Thierry Ehrmann à garder sa controversée "Demeure du chaos" en l'état, infirmant un premier jugement qui l'enjoignait à remettre cette oeuvre en conformité avec le code de l'urbanisme.

Le tribunal l'a en revanche condamné à 200.000 euros d'amendes pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable, alourdissant l'amende donnée en première instance.

Depuis 1999, Thierry Ehrmann a "déconstruit" le siège de sa société, situé à Saint-Romain au Mont d'Or (Rhône), transformant un ancien relais de poste du XVIIe siècle en une oeuvre d'art apocalyptique, aux murs noircis et couverts de signes ésotériques.

Le maire du village, dont plusieurs bâtiments sont classés monuments historiques, avait porté plainte contre lui en 2004 pour non respect du code de l'urbanisme.

Le 16 février dernier, le tribunal correctionnel de Lyon avait estimé que la "Demeure du Chaos" était bien d'une oeuvre d'art mais que celle-ci étant supérieure à 12 mètres de haut et 40 m3 de volume, son auteur aurait dû faire une demande préalable avant de la constituer.

Dans son arrêt, la cour d'appel reprend le même argumentaire, mais elle rappelle que les mesures de "mise en conformité des lieux ou des ouvrages, ou leur démolition (...) sont facultatives" et que "les juges apprécient souverainement de les ordonner ou non".

Rappelant que "les travaux entrepris en 1999 ont pu être exécutés durant plusieurs années sans réaction des autorités" avant fin 2004, et "qu'une procédure de classement de l'immeuble est en cours au ministère de la Culture", les juges concluent qu'il n'y a pas lieu "d'ordonner les mesures de restitution des lieux".

A la sortie de l'audience, le maire de Saint-Romain au Mont d'Or, Pierre Dumont, se disait très déçu par ce jugement et indiquait réfléchir à un éventuel pourvoi en cassation.

"Il y a quelque chose qui m'échappe : comment se fait-il que la loi s'applique à certains et pas à d'autres ?", a-t-il déclaré, citant l'exemple de personnes obligées de reboucher les fenêtres qu'elles ont ouvertes sans autorisation.

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lundi 4 septembre 2006

La Joconde a 500 ans

Dans la tête de Mona Lisa

La jolie Dame a probablement 500 ans. Le regard persistant, les mains nonchalamment croisées, le sourire énigmatique, la Joconde, malgré son âge, continue à séduire les foules et à fasciner les plus passionnés. Histoire d'un tableau inestimable à l'esthétique classique symbole du plus grand musée du monde.

Cajolée dans une salle entièrement restaurée, la salle des Etats, la Joconde s'amuse depuis bien longtemps des tribulations des visiteurs et de ses protecteurs. Entourée de deux gardiens et d'une horde infinie de conservateurs, admirateurs, administratifs, elle préserve ses secrets et distille parcimonieusement son charme immuable. Mais elle n'en pense pas moins. Imaginons un peu de son intimité.

Nom et adresse

Une chose est sûre. Si je n'ai jamais révélé ma véritable identité, la postérité a décidé à ma place. Lisa Gherardini, dit Mona Lisa, épouse du notable florentin Francesco di Bartolomeo di Zaboni del Giocondo, pour les spécialistes, la Joconde pour les autres. Je vis depuis longtemps dans une grande maison : le Louvre. Cachée derrière ma cage de verre, je n'ai que très peu de temps pour me reposer. Tous les jours je reçois la visite de personnages aussi différents qu'enthousiastes. Même si je me déplace très peu, je connais le chemin pour venir du dehors jusqu'à chez moi. Il faut descendre la pyramide dans le hall Napoléon, rejoindre l'aile Denon et prendre l'ascenseur pour le premier étage. Arrivés dans les salles rouges, entre le romantisme de Delacroix et la peinture néoclassique de David, les gens pénètrent en général assez hâtivement dans la salle des Etats où je vole insatiablement la vedette aux magnifiques tableaux du Titien et surtout au gigantesque 'Noces de Cana' de Véronèse. D'ailleurs, ils sont assez jaloux et envient mon statut privilégié.

Mes amis du Louvre

Nous sommes beaucoup à vivre au Louvre. Même si la plupart ne restent pas la nuit, leurs présences quotidiennes m'ont rapprochée un peu d'eux. J'ai appris aussi à les connaître. Il y a les conservateurs souvent là le mardi, jour de fermeture de la maison au public. Ils me scrutent avec intérêt, me sourient avec affection, prennent soin de mon bois et de mes couleurs. Ils sont aidés par des techniciens qui très gentiment acceptent, sans rechigner, les tâches les plus difficiles, lorsqu'il s'agit de ma conservation. Mes amis les plus dynamiques sont sans hésitations les agents techniques de surveillance. Depuis l'interdiction de prendre des photos, pour éviter de m'abîmer la vue et pour mieux gérer le flux considérable de visiteurs, deux gardiens sont, en permanence, de chaque côté de ma grande boîte en verre, épaulés fraternellement par "les gars de l'intervention" (reconnaissables par leurs talkies-walkies). Enfin le soir, quand tout le monde est parti, je reçois la visite chaleureuse des hommes de ménage qui caressent délicatement le carreau de ma fenêtre. Je parais inflexible et pourtant je savoure avec gratitude toutes ces petites attentions. Je pense que les hommes de nuits m'ont plus d'une fois surprise à renoncer à mon sourire retenu pour un rire de joie euphorique.

Les visiteurs

Il y a surtout les gens du dehors. Ils sont de plus en plus nombreux à s'amasser avec précipitation devant mon visage énigmatique. On vient ici comme en pèlerinage. J'ai appris des langues du monde entier. Le japonais, je le parle couramment parce que je sais qu'ils m'aiment beaucoup. Une grande chaîne de télévision japonaise a même participé financièrement à la restauration de la salle des Etats. Il y a les Italiens, admiratifs et en colère, persuadés que je suis à eux, les groupes de Chinois, de Russes ou d'Américains. J'aime aussi l'attitude blasée des Parisiens dont je languis quelques fois la présence. Je sens la perplexité, la ferveur et l'émotion. J'entends des affirmations et des interrogations surprenantes, "Est-ce que c'est la vrai ?", "Elle est petite finalement", "Elle n'est pas très jolie", "Pourquoi tout le monde veut voir la Joconde ?". Je m'amuse du jeu de cache-cache entre les gardiens et les visiteurs tentant de transgresser l'interdiction de filmer ou de photographier. Et enfin, les enfants. Après les grands yeux ouverts d'étonnement et d'incompréhension, attablés contre la rambarde, ils me dessinent et je me transforme en des nuances insoupçonnables. Je ris aussi de les voir courir de droite à gauche pour être sûrs que je les suis du regard. Alors que ce sont eux qui me fixent avec persévérance. Les soirs de mécénats, quand les entreprises organisent une visite pour leurs salariés, je me moque des hommes sérieux en costumes et chaussures vernies. Mais face à moi, ils retrouvent spontanément une attitude juvénile.

Les conférenciers

Les groupes étrangers sont guidés par un conférencier qui, pressé par le temps, va à l'essentiel. Il entretient le mythe, contribue à mon rayonnement. Les conférenciers du Louvre sont eux beaucoup plus consciencieux. Ils exposent mon histoire avec plus de précision et d'engagement, tout en relativisant les certitudes car le tableau n'est ni daté, ni signé et ne porte aucun indice écrit. D'après eux, j'aurais été conçue par Léonard de Vinci entre 1503 et 1506 en pleine période florentine. Mon identité reste une énigme et de multiples rumeurs ou théories ont affirmé que je suis en réalité un homme, si ce n'est Leonard, lui-même. Ils racontent aussi mes nombreux voyages. De Fontainebleau où réside François 1er à Versailles en passant par la chambre à coucher de Napoléon aux Tuileries, je finis mon parcours au Louvre, de la grande galerie au Salon Carré. Evidemment, il ne peut s'empêcher de raconter mon enlèvement, le 21 Août 1925, par le peintre Vincenzo Peruggia, ni l'aversion que je provoque chez les cubistes et surréalistes Apollinaire, Picasso, Braque, qui détestent mon classicisme autant que mon austérité. A contrario, j'apprécie un peu moins les nouveaux conférenciers exaltant les propos douteux du 'Da Vinci Code' et qui profitent de la tendance pour attirer la foule.

L'artiste

D'ailleurs, Alberto ne les aime pas trop, lui non plus. Alberto est artiste. Il vient très souvent et je l'entends régulièrement me décrire avec beaucoup d'amour et de compétence, auprès de ses amis ou de ses élèves. La magie s'estompe sous le détail de ses explications techniques, mais je ne lui en veux pas, car il reste fasciné par mon joli décolleté. Mes soeurs seraient, selon lui, flamandes, vivant au XVe siècle, et italiennes. Je ne serai pas très original dans ma conception, plutôt à la mode de l'époque. La nonchalance des mains, la vertu signifiée voudraient dire que je n'ai pas été une courtisane, mais une femme respectable. Mon regard persistant perd de son mystère quand on trahit le secret : l'inclination de la tête par rapport au corps provoquerait cet effet remarquable. En réalité je regarde tout le monde par philanthropie. Il explique aussi la technique du clair-obscur capable générer du relief et de modeler la figure. Le "sfumato" (enfumé) était un procédé de mon géniteur qui, par un effet d'optique, pouvait engendrer perspectives et nuances esthétiques grâce aux variations d'ombres et de lumières. Seul mon sourire reste, pour Alberto, ineffable et indicible.

Le philosophe

Ce serait plutôt le domaine de Jean-Paul. Lui est philosophe. Il a fait son doctorat sur moi, à partir de cette phrase de Léonard : "Ecris ce qu'est l'âme". Il ressemble à un ami que Friedrich a peint dans son tableau 'Le Voyageur au-dessus de la mer de nuages'. Le philosophe sait les différentes théories à mon sujet. Pour certains, je suis un symbole désindividualisé, un archétype de l'éternel féminin ou une allégorie de l'homosexualité, si l'on me perçoit comme un travesti. Pour d'autres, je suis une représentation métaphysique, traduisant les rapports de l'homme à la nature et au divin. Il y a évidemment l'interprétation esthétique selon laquelle j'incarne l'idéal de beauté face à une nature chaotique. J'ai pu lire la thèse audacieuse et un peu trop moderne de Jean-Paul. Il m'analyse à travers la philosophie heideggérienne. Le paysage fait de rochers et de rivières, derrière moi, se divise en deux. A gauche un chemin tortueux ne menant nulle part représenterait l'absurdité et l'angoisse existentielles. A droite, un pont apparaît comme un passage vers une alternative esthétique et transcendante. Au milieu, j'incarnerais la condition humaine.

Le publicitaire

J'en connais une qui a fait son choix. Clotilde fait du planning stratégique dans une grosse boîte de communication. Elle vient me remercier pour "la perle rare" que je suis dans le milieu de la communication. En sémiologie, je suis un signifiant exceptionnel, un objet clairement explicite dans l'inconscient collectif. Emblème du Louvre, gage de sérénité, signe récurrent connu de tous, chaque utilisation de mon image est un succès assuré. Il suffit de voir le livre de Dan Brown, entre roman historique et expérience marketing. D'ailleurs la plupart des gens veulent me voir sans effectivement savoir pourquoi.

Ainsi, en dehors de canons historiques et techniques, je suis malléable, j'appartiens à tout le monde. Mon identité dépend des goûts, des intérêts individuels, de l'imaginaire de chacun. On me manipule dans les publicités, Botero, Léger, Dali ou Duchamp se moquent de moi et je suis paradoxalement dans beaucoup de foyers. En réalité, personne ne connaît réellement mon secret. Je reste un mystère pour les spécialistes comme pour les néophytes. C'est vraisemblablement pour ça que l'on m'aime autant. On ne peut me consommer car je reste insaisissable et, que l'on m'aime ou me déteste, on ne peut s'empêcher de passer par inadvertance dans la salle des Etats pour jeter un petit coup d'oeil curieux sur la Mona Lisa.

Thomas Yadan pour Evene.fr - Septembre 2006

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vendredi 1 septembre 2006

"Le Cri" et "La Madone" de Munch retrouvés, les voleurs toujours en fuite

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OSLO (AFP) - Les deux plus grands chefs-d'oeuvre du maître norvégien de l'expressionnisme Edvard Munch, "Le Cri" et "La Madone", dérobés en plein jour le 22 août 2004 au musée Munch d'Oslo, ont été retrouvés jeudi en "assez bon état", mais les voleurs courent toujours.

"La police d'Oslo peut confirmer que les deux tableaux sont maintenant en notre possession", a déclaré Iver Stensrud, responsable de la section de lutte de crimes organisés, lors d'une conférence de presse.

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L'authentification des deux oeuvres a été confirmée par des experts du musée Munch, selon l'agence norvégienne NTB.

D'une valeur combinée proche de 100 millions de dollars (83 millions d'euros), les deux oeuvres "sont en assez bon état", a dit M. Stensrud. "Les dégâts sur les tableaux sont bien moindres que ce que nous pouvions redouter", a-t-il ajouté.

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M. Stensrud n'a pas précisé dans quelles conditions et où les deux tableaux avaient été retrouvés. Il a en revanche affirmé qu'aucune rançon n'avait été payée et qu'aucune nouvelle arrestation n'avait eu lieu.

Peints en plusieurs exemplaires, les deux chefs-d'oeuvre étaient restés jusqu'alors introuvables malgré la récompense de 2 millions de couronnes (environ 250.000 euros) promise par la municipalité d'Oslo, propriétaire de la collection Munch.

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Les experts avaient toujours estimé que ces chefs-d'oeuvre étaient trop connus pour être écoulés sur le marché de l'art.

"Depuis deux ans, et neuf jours, nous avons recherché systématiquement les deux tableaux, maintenant nous les avons trouvés. C'est un jour de joie pour nous, pour la police, les propriétaires des tableaux et le public qui pourra bientôt admirer à nouveau ces tableaux", a-t-il ajouté.

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Ces pièces maîtresses de Munch (1863-1944) avaient été dérobées au musée Munch d'Oslo le 22 août 2004 de manière spectaculaire.

Ce jour-là, devant des touristes éberlués, deux hommes armés et encagoulés avaient fait irruption dans le bâtiment, maîtrisé une vigile pour s'emparer du "Cri" et de "La Madone" avant de s'enfuir dans un véhicule volé conduit par un troisième individu.

La police norvégienne, qui avait fait de cette affaire une priorité, avait arrêté plusieurs personnes fin 2005 soupçonnées d'avoir participé au vol. Cinq suspects avaient alors été placés en détention provisoire.

Le 2 mai, le tribunal d'Oslo avait condamné trois hommes à des peines de 4 à 8 ans de prison pour leur implication dans le vol du "Cri".

Deux des trois accusés avaient en outre été condamnés à verser "d'ici à deux semaines" 750 millions de couronnes norvégiennes (122 millions de dollars) à titre de dédommagements.

Selon la principale théorie avancée par l'accusation lors du procès, le vol aurait été ordonné par les auteurs d'un vol à main armée qui s'était produit dans une succursale de la Banque centrale de Norvège quelques mois plus tôt à Stavanger (sud-ouest) et qui avait entraîné la mort d'un policier.

Le vol des deux joyaux du musée Munch aurait ainsi servi de manoeuvre de diversion pour obliger la police à disperser ses moyens.

Le musée Munch, dont le dispositif de sécurité avait été vivement critiqué après le vol, a pour sa part rouvert ses portes en juin après d'importants travaux qui ont quasiment transformé l'établissement en bunker.

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lundi 21 août 2006

Colette Segalen

DSC00379Artiste à découvrir : Colette Segalen, artiste peintre (mon ancienne prof d'art !)

http://colettesegalen.fr/

Exposition au Salon de Thé "Le Petit Château", 28 Rue du Château à Auray (56400) jusqu'au 31 Août 2006.

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Photos prises avec mon téléphone portable donc la qualité est très médiocre !!

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