- Les Chroniques de Faust -

"Je est un autre." Rimbaud

jeudi 9 novembre 2006

Prix de Flore

Le prix de Flore à Christine Angot pour "Rendez-vous"

Photo

PARIS (AFP) - Le prix de Flore 2006, du nom du célèbre café de Saint-Germain-des-Prés à Paris, a été attribué jeudi à Christine Angot pour son roman "Rendez-vous" (Flammarion), a annoncé le jury.

"Rendez-vous" l'a emporté au 1er tour par sept voix contre une à Flore Vasseur pour "Une fille dans la ville" (Ed. des Equateurs), une à Pierre Jourde pour "L'heure et l'ombre" (L'Esprit des péninsules) et une à Jonathan Littell pour "Les Bienveillantes" (Gallimard).

Née en 1959, Christine Angot est l'auteur d'une dizaine de romans, dont "Pourquoi le Brésil" en 2002 et "Les désaxés" en 2004, ainsi que de nombreux textes pour le théâtre. Spécialiste monomaniaque de l'"autofiction" - l'auteur est le sujet de son propre livre -, elle analyse dans le détail ses émotions et relations amoureuses dans ses romans.

"Rendez-vous" est le récit de ses liaisons successives avec un banquier et un acteur reconnu. "Je rencontre d'abord un homme certifié homme: il a un sexe plus gros que les autres, de l'argent, tous les signes de la virilité", expliquait-elle dans Madame Figaro, à la sortie de son livre.

"Puis je rencontre un homme dont je n'arrive pas à faire le tour: il n'a pas d'argent, pas de pouvoir, il a un problème d'alcool et c'est un acteur..."

Longue silhouette noire, connue pour ses coups de gueule sur les plateaux de télévision, Christine Angot suscite souvent des avis tranchés et "Rendez-vous" n'a pas échappé à la règle. Si un noyau de fidèles évoque "son rapport physique à l'écriture, son style pulsionnel, rapide, précis" (Le Monde des livres), d'autres tournent en revanche "ce bavardage bovaryen" (Marianne) en dérision.

Créé en 1994, le prix de Flore, doté de 6.000 euros, avait été attribué en 2005 à Joy Sorman pour "Boys, boys, boys" (Gallimard). Il devait être remis à Christine Angot jeudi soir au Café de Flore.

Posté par faust7556 à 18:26 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 8 novembre 2006

Bernard Werber en tête des ventes de livres en octobre, devant Jonathan Littell

Photo

PARIS (AFP) - "Le papillon des étoiles" de Bernard Werber, auteur de la saga des "Fourmis", a détrôné "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell, tout nouveau prix Goncourt, en tête des ventes de romans en octobre en France, selon le classement IPSOS-Livres Hebdo diffusé mercredi.

Meilleures ventes Romans/Fiction

1/ "Le papillon des étoiles" de Bernard Werber (Albin Michel)

2/ "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell (Gallimard)

3/ "Je te retrouverai" de John Irving (Seuil)

4/ "La création du monde" de Jean d'Ormesson (Robert Laffont)

5/ "Journal d'Hirondelle" d'Amélie Nothomb (Albin Michel)

Meilleures ventes Essais/Documents

1/ "De chair et d'âme" de Boris Cyrulnik (Odile Jacob)

2/ "La tyrannie de la pénitence" de Pascal Bruckner (Grasset)

3/ "Le pouvoir et la vie, T3" de Valéry Giscard d'Estaing (Cie 12)

4/ "Sexus politicus" de Christophe Deloire/Christophe Dubois (Albin Michel)

5/ "Chirac et les 40 menteurs" de Jean Montaldo (Albin Michel)

Après un mois en tête des ventes de romans, "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell cède la place au nouveau titre de Bernard Werber, habitué des best-sellers, sorti début octobre. Mais Littell peut compter sur le double effet prix Goncourt/Grand prix du roman de l'Académie française pour redresser la barre le mois prochain.

"Lignes de faille" de Nancy Huston, prix Femina 2006, en 4è position en septembre, disparaît en revanche du classement au profit de "La création du monde" de Jean d'Ormesson.

Du côté des essais, "De chair et d'âme" du psychiatre Boris Cyrulnik s'impose dès sa sortie et repousse "Sexus politicus" de Deloire et Dubois en 4è position. "Témoignage" de Nicolas Sarkozy, best-seller des plages, sort du top cinq et cède la place, rayon livres politiques, au "Pouvoir et la vie, T3" de Valéry Giscard d'Estaing.

Ce classement inclut à hauteur de leurs parts de marché tous les circuits de distribution de vente au détail : librairies, grandes surfaces culturelles, hypermarchés (1.500 points de vente).

Posté par faust7556 à 13:50 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 6 novembre 2006

Un peu de littérature...

"L'amour existe, ce n'est pas une chimère, j'en suis sûre à présent. Faut seulement savoir le reconnaître et se faire humble devant lui. Nous ne l'avions pas compris, nous nous sommes quittés dans l'arrogance de la jeunesse, nous ne savions pas ce que le temps fit découvrir. On aime qu'une seule fois de toute son âme. Aujourd'hui je le sais, c'était lui, c'était cette fois-là…"

Georges Sand

"Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne."

Apollinaire, "Les colchiques" in Alcools.

"J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre."

Charles Baudelaire, "Chant d'automne" in Les Fleurs du Mal.

Posté par faust7556 à 23:28 - Littérature - Commentaires [1] - Permalien [#]

Prix Goncourt et Prix Renaudot

Le Goncourt à Jonathan Littell pour "Les Bienveillantes"

Photo

PARIS (AFP) - Le prix Goncourt 2006 a été attribué lundi à Jonathan Littell pour "Les Bienveillantes" (Gallimard), a annoncé le jury au restaurant Drouant à Paris.

Le prix a été attribué au premier tour par 7 voix contre 3, a précisé le jury.

"Les Bienveillantes" (Gallimard) est le premier roman, écrit directement en français, de l'Américain Jonathan Littell. Evénement éditorial de la rentrée, il s'est déjà vendu à près de 250.000 exemplaires.

Né en 1967 à New-York, Jonathan Littell est le fils du journaliste et écrivain américain Robert Littell, spécialiste du roman d'espionnage.

Il a parcouru les zones de conflit pendant 15 ans pour le compte d'organisations humanitaires avant de se consacrer à la rédaction de son livre: la confession sur plus de 900 pages d'un ancien officier SS, sur le thème du bourreau et de la responsabilité personnelle.

Max Aue, intellectuel raffiné devenu un technicien de l'horreur, décrit sans aucun remords les atrocités qu'il a commises sur le front de l'est.

La démarche de Jonathan Littell - faire d'un officier SS un personnage de roman - a notamment été critiquée par le cinéaste Claude Lanzmann.

Jonathan Littell, qui habite Barcelone, n'a jusqu'à présent donné que quelques rares interviews et s'est déclaré indifférent aux prix littéraires.

"Les Bienveillantes" était en compétition pour les six grands prix littéraire de l'automne. Le roman a été distingué dès l'ouverture de la saison des prix, le 26 octobre dernier, par le Grand prix du roman de l'Académie française.


Le Renaudot au franco-congolais Alain Mabanckou pour "Mémoires de porc-épic"

Photo

PARIS (AFP) - Le prix Renaudot 2006 a été attribué lundi à l'auteur franco-congolais Alain Mabanckou pour "Mémoires de porc-épic" (Seuil), a annoncé le jury au restaurant Drouant à Paris.

Alain Mabanckou a été choisi au 10e tour par six voix contre cinq pour Michel Schneider ("Marilyn, dernières séances" chez Grasset), la voix du président du jury comptant double.

Alain Mabanckou enseigne depuis 2002 la littérature francophone aux Etats-Unis. Né à Pointe-Noire (Congo), où son père est réceptionniste dans un hôtel, il est Congolais de naissance, francophone de nature et Américain d'adoption. Il a découvert la littérature au lycée en lisant les poètes romantiques, puis les écrivains, comme Joyce ou Céline, "qui élaboraient une sorte de recherche sur la langue".

Après des études de droit en France, il entre comme juriste à la Lyonnaise des eaux, et publie des recueil de poèmes. Son premier roman, "Bleu Blanc Rouge" (1998), est "une histoire de dandys congolais", et "African psycho", en 2001, son premier succès, met en scène un "serial killer" africain.

En 2002, Alain Mabanckou devient professeur de littérature francophone à l'université du Michigan ou il enseigne en français et en anglais.

En 2005, son roman "Verre cassé" figure déjà dans la dernière sélection du Renaudot et obtient plusieurs récompenses, dont le Prix RFO du roman.

Après trois ans dans le Michigan, Alain Mabanckou a rejoint en octobre la prestigieuse université de Californie-Los Angeles (UCLA).

Posté par faust7556 à 15:10 - Littérature - Commentaires [1] - Permalien [#]

dimanche 5 novembre 2006

Mort de l'écrivain et chroniqueur français Bernard Frank

Par Laurence THOMANN

Photo

PARIS (AFP) - Bernard Frank, écrivain, journaliste, chroniqueur, décédé vendredi à Paris à l'âge de 77 ans, avait prêté sa plume aux plus grands journaux français, à commencer par la revue Les Temps Modernes du philosophe Jean-Paul Sartre.

Classé dans le groupe des "hussards" avec Roger Nimier et Antoine Blondin, Bernard Frank est mort d'une crise cardiaque foudroyante dans un restaurant du 8ème arrondissement de Paris.

Il était né à Neuilly-sur-Seine le 11 octobre 1929, dans une famille de juifs laïcs et aisés, et avait passé les années de guerre en Auvergne, avant de retrouver Paris en 1946. Après son baccalauréat, il était brièvement entré en Hypokhâgne au lycée Pasteur avant d'en être renvoyé pour mauvaise conduite.

A 20 ans, il rencontre Jean-Paul Sartre qui lui confie, à titre d'essai, la chronique littéraire dans sa revue Les Temps Modernes où il restera un collaborateur épisodique jusqu'à la publication de son roman Les Rats (1953).

De cette relation, il dira que "c'est une histoire classique du numéro littéraire, un rapport classique maître-élève".

L'auteur d'"un Siècle débordé", Prix des Deux-Magots 1971, pratiquait l'art de la digression, dans la conversation et dans ses chroniques régulières dans Le Monde qu'il considérait comme une "correspondance du coeur, une sorte de contre-poids ".

Prix Roger Nimier pour l'ensemble de son oeuvre en 1981, il se disait prêt à mettre "la main au feu que la littérature est du côté du bon plaisir".

A "La géographie universelle", publiée pour la première fois en 1953, il ajoutera lors d'une réédition "Pense bête", écrit en décembre 1988.

Autre attribut de Bernard Frank, l'impertinence : "Je ne crois pas être méchant. Je vois toujours la faille ", déclarait-t-il dans un entretien à l'AFP en 1989, en se passant les doigts dans sa toison poivre et sel, s'ébouriffant, cherchant ses mots ou plissant les yeux.

Désabusé et désinvolte, "j'avais une grande prétention d'écrivain et je me suis rendu compte que ce n'est pas si important. Je suis la survie d'une marque", confia-t-il alors, "je ne suis pas chez moi avec les autres".

De son roman "L'Illusion comique ", écrit en 1953 et réédité en 1989, il disait: "C'est avec ce roman que pour un bon bout de temps, j'ai cassé ma plume".

Pendant plusieurs années, il collabora au "Matin de Paris" jusqu'en 1985 et Bertrand Poirot-Delpech, feuilletoniste du Monde, avait commenté le ton de ses chroniques en y discernant "une liberté et une malice dignes de Léautaud".

Selon l'ex-épouse de l'écrivain, Mme Vernier-Palliez, Bernard Frank venait d'achever sa prochaine et dernière chronique pour le magazine hebdomadaire Nouvel Observateur, auquel il collaborait depuis des décennies.

Jean Daniel, directeur du "Nouvel Obs", se souviendra de Bernard Frank comme "la conjonction d'un amour de la littérature avec le goût de la vie, des bons vins, c'était quelqu'un d'infiniment drôle, dont le goût était très sûr, et dont l'indépendance était notable, le contraire d'une société de connivence".

Celui qui a longtemps vécu en déménageant sans cesse, également au côté de l'écrivain Françoise Sagan, avait posé armes et bagages à Paris et comptait à son actif une douzaine de livres, romans et essais.

Posté par faust7556 à 12:42 - Littérature - Commentaires [1] - Permalien [#]

vendredi 3 novembre 2006

Le Goncourt décerné lundi: Littell tête d'affiche et trois outsiders

Par Dominique CHABROL

Photo

PARIS (AFP) - Le prix Goncourt 2006, pour lequel le roman de Jonathan Littell "Les Bienveillantes" est le plus cité avant le vote, sera attribué lundi à 13H00, à mi-chemin d'une quinzaine des prix littéraires entre remue-ménage et suspicion.

Ils sont huit. Huit titres encore en course pour le Goncourt ou le Renaudot, également décerné lundi, sur les quelque 475 romans français de la rentrée.

Photo

Déjà distingué par le Grand prix du roman de l'Académie française, Littell a créé l'événement avec un premier roman hors normes sur un sujet difficile: les confessions d'un ancien officier SS racontant les atrocités qu'il a commises.

Un livre sulfureux, sélectionné pour tous les grand prix de l'automne, qui a suscité l'enthousiasme de la quasi-totalité de la critique et un début de polémique sur les dangers de faire d'un nazi un héros de roman.

Ecrit en français par un Américain de 39 ans étranger aux cercles littéraires, "Les Bienveillantes" (Gallimard) a bouleversé les règles du jeu, suscité les jalousies, et s'est déjà vendu à plus de 200.000 exemplaires. L'Académie française lui a attribué son prix à la majorité absolue, ce qui n'exclut pas que les Goncourt puissent le récompenser à leur tour.

Trois autres titres sont en compétition: "Marilyn, Dernières séances" (Grasset) de Michel Schneider, "L'amant en culottes courtes" (Seuil) d'Alain Fleischer, et "Ouest" (Viviane Hamy) de François Vallejo.

Psychanalyste et romancier, Schneider réinvente les rapports de Marilyn Monroe et de son psychiatre pendant les derniers mois de la vie de l'actrice. Fleischer livre dans un style très littéraire sa première aventure amoureuse, à Londres à l'âge de 13 ans. Et Vallejo met en scène un dramatique face-à-face entre un baron et son garde-chasse, en Normandie sous le second empire.

Avec ce sixième roman de Vallejo, la "petite" maison d'édition Viviane Hamy, s'invite à la table des habitués du Goncourt : Gallimard, Grasset, Le Seuil.

Si l'Académie a récompensé Littell, certains académiciens se sont fermement opposés à ce texte souvent violent, obscène, et les discussions devraient également être animées chez les Goncourt. D'autant que l'auteur a fait savoir qu'il n'appréciait guère les prix littéraires, au risque de vexer le jury. Parti lui aussi "favori" en 2005, Michel Houellebecq avait finalement été battu par François Weyergans.

Grosses colères et règlements de compte ont agité la quinzaine des prix littéraires. Les dames du Femina se sont distinguées en excluant Madeleine Chapsal, coupable d'avoir raconté les délibérations de l'année précédente. Exclusion suivie de la démission de Regine Deforges, sur fond d'accusations de collusion entre jurés et éditeurs.

Mais cette année, les jurys ont respecté le calendrier, sans chercher à se faucher tel ou tel livre.

De même, Littell a disparu de la sélection du Renaudot au nom de la règle du non-cumul, le jury ayant pour règle de ne pas donner son prix à un lauréat qui a obtenu un prix important dans les cinq années précédentes.

Les Renaudot devront choisir entre cinq titres: "La maison aux orties" (Actes Sud) de Vénus Khoury-Ghata, "Mémoires de porc-épic" (Seuil) d'Alain Mabanckou, "Voici venir le fiancé" (Table ronde) de Gabriel Matzneff, "Disparaître" (Gallimard) d'Olivier et Patrick Poivre d'Arvor et le "Marilyn" de Michel Schneider.

Le Congolais Alain Mabanckou figure pour la deuxième année consécutive dans leur dernière sélection.

Posté par faust7556 à 11:32 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 2 novembre 2006

Les prix littéraires entre petites combines et grandes manoeuvres

Par Dominique CHABROL

Photo

PARIS (AFP) - Un clash, une exclusion du jury Femina, un gros pétard en librairie sur "La cuisine des prix"... et la polémique sur les prix littéraires, leurs "magouilles" et petites combines, est repartie de plus belle à quelques jours de l'attribution, lundi, du Goncourt.

La romancière Madeleine Chapsal n'en est pas revenue. En quelques minutes, elle a été exclue le 30 octobre du jury Femina, après 25 ans de loyaux services, pour avoir révélé dans son "Journal d'hier et d'aujourd'hui" (Fayard), les petits arrangements lors de l'attribution du prix 2005.

Photo

"Quant à ces dames, six d'entre elles avaient décidé mordicus et avant même d'entrer en scène de voter pour Gallimard", écrit-elle, en disséquant les manoeuvres des "gallimardiennes" et de leurs rivales. Faux! lui ont répondu ses consoeurs. "Nous votons pour un livre, pas pour un éditeur", s'est écriée Christine Jordis après le vote.

Démissionnaire du jury, "par solidarité" avec Madeleine Chapsal, Régine Deforges affirme n'être au courant de rien. "Je dois préciser que je n'ai jamais été témoin de +magouilles+ au sein du Femina, du moins, si cela a été le cas, on ne m'en a pas avertie", déclarait-elle dans Le Figaro jeudi.

Ce qui sautait aux yeux de l'une échappait totalement à l'autre.

Magouilles ou pas magouilles ? Un pavé de 750 pages, le "Journal" (Pauvert) de Jacques Brenner (1922-2001), sous-titré "La cuisine des prix", publié cette semaine, vient opportunément alimenter la polémique.

C'est la revanche d'un obscur, d'un écrivain oublié, qui a siégé au jury Renaudot de 1986 à sa mort. Pendant 15 ans, Brenner a tout noté des bassesses et des pressions pour décrocher un prix ou se mettre un juré dans la poche.

Désabusé, "aigri", Brenner ne supportait guère que ses chiens.

En 1993, les écrivains Nicolas Bréhal et Angelo Rinaldi sont pressentis pour le Renaudot. Jeudi 28 octobre : "Petite conversation, écrit-il : Berger me rapporte, en me demandant de +garder ça pour moi+, que Rinaldi a l'intention de m'offrir un nouveau chien - oh, pas tout de suite, et non sans s'être informé de mes préférences en ce qui concerne les races".

Yves Berger, alors directeur littéraire chez Grasset, décédé en 2004, est omniprésent dans le "Journal". Octobre 1988 : "Berger me propose de l'argent pour racheter une voiture. Il me dit : +Ce n'est pas possible que Falco (le chien de Brenner) soit privé de promenade+".

"Ah! magouilles, magouilles", se lamente Jacques Brenner. Pas question pour lui de démissionner pour autant. "Les ennemis des jurys ont bien raison quand ils parlent de magouilles, et je donnerais ma démission du Renaudot si je n'en retirais moi-même quelques bénéfices", écrit-il en octobre 1993.

Les manoeuvres s'intensifient à l'approche du prix. Novembre 1993 : "Un accord a été conclu entre Gallimard et Grasset. Les jurés Gallimard voteront Grasset pour le Goncourt, et les jurés Grasset voteront Gallimard pour le Renaudot", écrit Brenner.

En juin 2005, le Service central de prévention de la corruption (SCPC) avait pointé dans son rapport d'activité "les risques de conflit d'intérêt" dans le monde de l'édition lors de l'attribution des prix.

Mais si le système à la française, notamment le fait que les jurés des "grands" prix soient nommés à vie, est régulièrement critiqué, les prix continuent de faire vendre des livres et de nouvelles récompenses apparaissent chaque année.

m_DSCN3664 m_Dscn3823_1_

Madeleine Chapsal et Régine Desforges - Paris, Salon du livre, Mars 2006

Posté par faust7556 à 23:06 - Littérature - Commentaires [1] - Permalien [#]

samedi 21 octobre 2006

"La Fascination du pire" de Florian Zeller

fasci21715Résumé du livre : Un jeune écrivain français est convié à l'Ambassade de France en Égypte pour donner une conférence. Passionné de Flaubert, il s'imagine découvrir l'Orient tel que celui-ci l'avait décrit dans sa correspondance en 1847. Le suisse Martin Millet tente en vain la débauche lors d'une tournée dans les bars louches du Caire, mais même les prostituées les plus ignobles ne veulent pas de lui ! Rentré en France, il publie un livre à scandale et connaît des démêlés judiciaires qui font de lui un nouveau Salman Rushdie.

Ce livre a reçu le Prix Interallié en 2004.

Mon avis : Pas mal, c'est bien écrit... J'ai bien aimé la fin, mais au départ on a du mal à rentrer dans l'histoire et on se demande où le narrateur veut en venir ! Mais forcez-vous un peu car la fin en vaut le coup !

Pour en savoir plus sur cet auteur dont tout le monde parle : http://www.evene.fr/celebre/biographie/florian-zeller-15069.php

Posté par faust7556 à 22:11 - Littérature - Commentaires [2] - Permalien [#]

mercredi 18 octobre 2006

Christine Angot

theatre_20collineLundi soir (je ne fais le post que maintenant, sorry !), je suis allée au Théâtre de la Colline (20ème), assister à la lecture de Christine Angot de son dernier livre : "Rendez-vous". J'ai bien aimé, elle "gesticulait", faisait corps avec son livre, traduisait chaque émotion, chaque angoisse...2080689479

J'y ai croisé le joueur de foot Dhorasso avec sa femme, pas mal mais un peu petit. Peut-on être footballeur et aimer la littérature !?? Je pense plutôt que le pauvre Dhorasso devait suivre sa femme qui doit être une fervente lectrice de Christine Angot !

Je n'ai pris aucune photo durant cette soirée, je n'ai pas osé, sorry ! Espérons que Christine Angot sera présente au Salon du Livre 2007 !

Résumé du livre : Christine Angot rencontre un acteur. Depuis cinq ans, il veut la connaître et disparaît quand il la voit. Puis la rencontre se fait, elle écrit sur eux, l'amour est possible. Mais l'écriture va-t-elle l'absorber ? Commence une course-poursuite où nul ne lâche prise et où chacun, pris de vertige, ne sait plus où il en est entre sa passion pour l'art et sa passion pour la vie. L'histoire d'amour se déroule devant nous.

accueil1

Pour en savoir plus sur cette écrivain : http://www.evene.fr/celebre/biographie/christine-angot-2587.php

Posté par faust7556 à 23:37 - Littérature - Commentaires [1] - Permalien [#]

vendredi 13 octobre 2006

Lire en Fête 2006

lire_en_fete

http://www.lire-en-fete.culture.fr/spip.php?article26

http://www.evene.fr/livres/actualite/lire-en-fete-2006-lecture-livre-507.php

La 18e édition de "Lire en fête" dans toute la France

Photo

PARIS (AFP) - La 18e édition de "Lire en fête" a lieu du vendredi 13 au dimanche 15 octobre dans toute la France et à l'étranger, avec pour la première fois un fil conducteur, "Une ville, une oeuvre", pour mettre en avant des oeuvres littéraires étroitement liées à une métropole.

Pendant trois jours, quelque 4.000 manifestations seront proposées gratuitement "en France et dans 100 pays", selon le ministère de la Culture et de la Communication, à l'origine de la manifestation qui a pour objectif de promouvoir la lecture et la création littéraire sous toutes ses formes.

"Le but de l'opération est de développer la lecture publique. Chaque année, des milliers de manifestations sont organisées quasi-spontanément à l'initiative d'associations, d'auteurs, d'éditeurs, de libraires", indique à l'AFP le Directeur du livre au ministère, Benoît Yvert.

"Cette année, nous avons choisi un thème pour que Lire en fête soit mieux identifié par le public et nos partenaires", souligne-t-il. Grenoble rendra ainsi hommage à Stendhal, et Canteleu, près de Rouen, à Flaubert. Au total, 500 villes et villages mettront en valeur les racines régionales des écrivains.

Seconde innovation de l'édition 2006 : une "Nuit de l'écrit" (de vendredi à samedi) rassemblera des dizaines d'auteurs et de comédiens pour des "lectures-spectacles".

A Paris, le tête-à-tête avec le public devrait se prolonger tard dans la nuit à l'hôtel Choiseul-Praslin, un hôtel particulier du VIe arrondissement ouvert exceptionnellement au public, autour d'un spectacle intitulé "Cinq minutes avant l'aube".

Au total, quelque 225 rencontres du même type seront organisées.

Tous les acteurs de la chaîne du livre - auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires... - accueilleront le public dans des milliers de sites, des lieux traditionnels du livre aux places des villes et des villages.

Des actions seront également menées dans des hôpitaux, des établissements pénitentiaires ou auprès des personnes handicapées, pour permettre aux publics "éloignés du livre" d'avoir le même accès à la lecture que les autres.

Cette année, près de 800 associations, 1.100 bibliothèques, 200 librairies, une centaine de cafés et restaurants, 66 établissements d'enseignement, 33 musées et galeries, une centaine de centres hospitaliers, une quarantaine de collectivités territoriales et autant de mairies, ont déjà annoncé leur participation, selon les chiffres diffusés par le ministère.

Des manifestations autour du livre seront en outre organisées par les ambassades de France dans une centaine de pays, de l'Afghanistan au Vietnam.

Divers salons régionaux seront par ailleurs estampillés "Lire en fête", comme le Salon du livre de jeunesse de Troyes, les 9è Rendez-vous de l'histoire de Blois, la 25è Heure du Mans ou, à Paris, le 16è Salon de la revue (IVe arr) et le 13e Salon de l'outre-mer, au ministère du même nom.

  1. lire en fête (Le programme de la 18e édition)

Posté par faust7556 à 12:07 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3  4  5  6  7  8  9   Page suivante »